Asile et migration: accord pour accueillir les 49 migrants à Malte

Migrants wave while disembarking from one of Malta's AFM Protector-class coastal patrol boats on January 9
Migrants wave while disembarking from one of Malta's AFM Protector-class coastal patrol boats on January 9 - © MATTHEW MIRABELLI - AFP

"Les semaines passées n'ont pas été les plus belles heures de l'Europe", avouait ce midi Dimitris Avramopoulos, le commissaire à la migration en présentant l'accord trouvée par les Européens après 19 jours de négociation.

En attendant, son annonce a provoqué une explosion de joie sur le Sea Watch. Les 32 migrants qui étaient présents à bord de ce navire affrété par une ONG allemande, ont crié, pleuré, chanté.

Et leur soulagement était complet quand peu après 16 heures, ils ont débarqué à La Vallette, la capitale de la petite île méditerranéenne en même temps que 17 autres migrants, qui étaient à bord d’un autre navire humanitaire allemand, le Sea Eye, eux aussi dans l’attente et l’incertitude.

Pourquoi a-t-il fallu autant de temps aux Européens ?

Malte a eu peur de créer un précédent. Les autorités locales craignent de voir se multiplier les arrivées de navires humanitaires dans ses eaux. Un scénario hautement probable depuis que l’Italie a décidé de fermer ses ports aux migrants sauvés en mer l’été dernier.

Mais si les négociations ont trainé, c'est également parce que Malte a exigé d'associer le sort de ces 49 migrants à 250 autres migrants qui ont été secourus et accueillis sur le sol maltais ces derniers jours.

Une solution spécifique

Les 49 migrants ainsi que les 250 personnes déjà présentes sur le territoire seront transférées vers huit autres pays européens: l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Irlande, l’Italie, le Portugal et la Roumanie, la Roumanie, le seul pays d’Europe centrale et de l’Europe de l’Est à participer à cette solution.

Il s'agit ici d'une réponse ponctuelle. C'est d'ailleurs l'une des principales critiques que les associations humanitaires adressent aux dirigeants européens. La Commission européenne, qui a activement participé aux négociations ces derniers jours, estime que l'Union a besoin d'un "mécanisme prévisible et durable" pour organiser les débarquements et une "répartition solidaire de l'accueil" des migrants.

Mais pour y parvenir, il faudrait réformer les règles de l'asile au sein de l'Union, ce qui signifierait une refonte du règlement de Dublin, la législation qui confie le traitement d'une demande d'asile au pays de première entrée.

Cette réforme est au point mort depuis plus de deux ans. Et, il y a peu de chance qu'elle avance avant les élections européennes de mai prochain.

Toute l'actualité européenne avec Euranet Plus, le premier réseau d'information européenne.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK