Après-Brexit : Donald Tusk propose une feuille de route pour réformer l'Europe

Donald Tusk, président du Conseil européen
Donald Tusk, président du Conseil européen - © DARIO PIGNATELLI - AFP

Les Chefs d'Etat et de gouvernement des 28 sont réunis ce jeudi et vendredi pour un sommet européen à Bruxelles. Dans les prochaine heures, il sera question du Brexit, surtout de l'après-Brexit. Ce soir, au dîner, la première ministre britannique, Theresa May, va encourager ses collègues européens à parler le plus vite possible des futures relations commerciales entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. La réponse des 27 tombera demain. Les chefs d'Etat et de gouvernement se pencheront également sur "une feuille de route" pour réformer l'Europe proposée par Donald Tusk, le président du Conseil européen.

"Des solutions pratiques aux vrais problèmes des citoyens"

Donald Tusk veut réformer l'Union européenne pour qu'elle trouve plus efficacement "des solutions pratiques aux vrais problèmes des citoyens". Dans sa feuille de route, qu'il présentera demain, il pointe une série de défis futurs : l'immigration, la réforme de la zone euro, les aspects négatifs de la mondialisation, les effets dommageables du Brexit ou encore l'agressivité de certains Etats tiers.

Quelles méthodes ?

L'Union européenne est régulièrement freinée dans ses prises de décisions. L'inertie bureaucratique et des intérêts politiques divergents entre les Etats en sont les principales causes. Pour rendre l'Europe plus efficace et plus rapide, Donald Tsuk veut mettre le Conseil européen, autrement dit les chefs d'Etat et de gouvernement, aux commandes de l'Union. Mais attention, pas question de se lancer dans des débats institutionnels interminables. Donald Tusk fait dans le pragmatisme.  Dans un premier temps, le président du conseil va identifier précisément les points de friction entre les Etats membres. Ensuite, ces Etats chercheront des compromis dossier par dossier. Et quand, il n'est pas possible d'avancer tous ensemble, tant pis pour l'unité, une avant-garde d'états prendra les devants via une coopération renforcée. Les autres pourront toujours les rejoindre plus tard. C'est la fameuse Europe à plusieurs vitesses.

Des Etats au commande de l'Union européenne, une Commission affaiblie?

Chacun doit rester dans son rôle. Un diplomate européen nous expliquait qu'il n'est pas question de toucher au droit d'initiative de la Commission qui continuerait à faire des propositions législatives.Ces textes continueraient à être adoptés par le parlement européen et par les ministres européens réunis en Conseil. Il n'est donc pas question que les chefs d'état et de gouvernement s'arrogent ces droits-là. Ils devraient eux s'efforcer à trouver des compromis politiques. Pour Donald Tusk, il faut à tout prix éviter les impasses. Et, il veut aller vite. Le président du conseil attend des résultats concrets dans les deux ans. Une échéance qui n'est pas sans rappeler celle des prochaines élections européennes.

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Déclaration de Charles Michel sur le Brexit: "Aujourd'hui, les progrès ne sont pas suffisants" (anglais)

Traduction: "Je pense que Michel Barnier fait un excellent travail dans sa négociation avec le Royaume-Uni. Et on devrait savoir dans les prochains jours ou les prochaines semaines si c'est possible pour le Royaume-Uni de donner des réponses claires. Mais aujourd'hui, les progrès ne sont pas suffisants"

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