Antonio Costa réclame une taxe sur les GAFA pour renforcer le budget européen

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temporary-20180202105413 - © BERTRAND GUAY - AFP

Le premier ministre portugais, Antonio Costa, est l'invité de La Semaine de l'Europe. Augmentation des retraites, du salaire minimum, l'économie portugaise est au beau fixe. Le premier ministre socialiste épingle des pistes pour le futur économique européen. 

Maintenir les fonds de cohésion

Antonio Costa est venu rappeler à Bruxelles l'importance des régions en Europe. Or, aujourd’hui, les fonds de cohésion et la politique agricole commune, les deux principaux postes budgétaires se retrouvent sur la sellette. Comment faire avec le départ des britanniques, avec les nouvelles priorités européennes (défense, migration) pour garder une politique régionale forte? 

Pour le premier ministre portugais, les Etats membres doivent mettre la main au portefeuille mais il faut également trouver d'autres sources de revenu notamment dans l'économie digitale: " Tous les grands pays ont des difficultés à taxer ces grandes multinationales américaines, les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple). Cela peut être une autre façon de créer une ressource propre de l'Union européenne. Le commissaire Oettinger vient également de proposer des taxes vertes sur le plastique, sur les émissions de CO2... Il faut travailler sur ces différentes idées.

Nécessité d'une capacité budgétaire : 

Le président portugais de l’Eurogroupe, Mario Centano, va piloter la réforme de la zone euro. Il y a beaucoup de pistes sur la table des négociations. Le premier ministre identifie trois mesures prioritaires : " Il faut d'abord qu'on achève ce qu'on a commencé: l'union bancaire. Il faut aussi créer une institution qui puisse se substituer au FMI. Troisième élément, c'est la nécessité d'avoir une capacité budgétaire."

Pour certains, ce budget doit permettre de faire face à des chocs éventuels et futurs. Pour d'autres, il consiste surtout en un instrument de soutien des investissements pour la convergence. Antonio Costa plaide pour la deuxième option: " Notre priorité, c'est la vision proche de l'Allemagne que cette capacité doit être utilisée pour faire des investissements, pour permettre à des pays de renforcer leur potentiel de croissance (...) Le plus grand facteur d'instabilité dans la zone euro c'est la divergence économique entre les différents Etats membres."

Découvrez l’intégralité de l’interview d'Antonio Costa sur RTBF Auvio.

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