"Annulez nos dettes!": la colère monte en Iran après le tremblement de terre

"Regardez, tout est détruit ! Que le gouvernement renonce au moins à réclamer le remboursement de nos prêts au logement". Comme Morteza Akbari, les habitants de Shahid Shiroudi pleurent un rêve envolé devant les dégâts du séisme qui a frappé dimanche l'ouest de l'Iran.

Dans ce quartier populaire de Sar-e Pol-e Zahab, à 520 km au sud-ouest de Téhéran, la colère est d'autant plus amère que, pour certains habitants, s'y installer avait été un choix par défaut.

"Il n’y a que des pauvres et des ouvriers ici", dit M. Akbari. Enseignant, ce trentenaire sous-loue un logement à Maskan-e Mehr, un ensemble d'immeubles éventrés.

Sous son impulsion, les logements sociaux du programme Maskan-e Mehr -devenus un symbole de la politique populiste de M. Ahmadinejad- ont poussé un peu partout dans le pays. Pour beaucoup d'Iraniens défavorisés, ils étaient la promesses d'un logement décent, accessible.

Sar-e Pol-e Zahab, 85.000 habitants, est la ville qui a payé le plus lourd tribut au séisme de dimanche, d'une magnitude de 7,3.

Coupables?

Un million de logements sociaux ont été construits sous le programme Maskan-e Mehr en périphérie d'agglomérations ou dans des villes nouvelles.

Le projet est décrié par les adversaires politiques de l'ancien président, pour qui il a été à l'origine de la très forte inflation qui a frappé le pays pendant son second mandat.

 

 

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