Angela Merkel "inquiète que l'Europe pense que le monde nous attend"

Angela Merkel en conférence de presse au siège de l'UE à Bruxelles, le 14 décembre 2012
Angela Merkel en conférence de presse au siège de l'UE à Bruxelles, le 14 décembre 2012 - © John Thys - AFP

Les Européens devront "travailler très dur" s'ils veulent préserver leurs avantages sociaux tout en restant compétitifs au niveau international, a estimé la chancelière allemande Angela Merkel dans un entretien au Financial Times paru lundi.

"Si l'Europe représente aujourd'hui à peine plus de 7% de la population mondiale, environ 25% du Produit intérieur brut (PIB) mondial et doit financer 50% des dépenses sociales au monde, alors il est évident qu'elle devra travailler très dur pour maintenir sa prospérité et son mode de vie", a déclaré Angela Merkel.

"Je m'inquiète de voir que beaucoup de gens en Europe pensent simplement que l'Europe et les Etats-Unis sont les seules références pour le monde, que l'Europe est traditionnellement forte et que le monde nous attend", a-t-elle ajouté.

Vendredi à Bruxelles, les dirigeants européens ont repoussé des décisions sur la poursuite de l'intégration de l'Union européenne, ne parvenant pas à maintenir la dynamique après un accord sur des aides à la Grèce et sur la supervision des banques de la zone euro.

A Bruxelles, face au président français François Hollande notamment, Angela Merkel n'a pas pu complètement imposer ses vues pour faire du retour de la compétitivité la priorité absolue en zone euro.


AFP

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