Amnesty International: "Vos droits sont en danger"

Manifestation en France contre l'état d'urgence. Pour Amnesty International, les États, dont la France, "ont recours à des mesures d'exception qui menacent les droits fondamentaux.
Manifestation en France contre l'état d'urgence. Pour Amnesty International, les États, dont la France, "ont recours à des mesures d'exception qui menacent les droits fondamentaux. - © JEAN-SEBASTIEN EVRARD - AFP

Amnesty International lance cette alerte à l'occasion de la publication de son rapport annuel. La guerre en Syrie, la crise des réfugiés, les attentats terroristes, ces événements de 2015 ont poussé les États à pendre des mesures fortes, qui réduisent les libertés fondamentales des citoyens.

L'organisation de défense des droits humains constate que, face aux nouvelles menaces, les pays adoptent des mesures sécuritaires draconiennes qui s'attaquent aux libertés et droits fondamentaux. Les États ont de plus en plus souvent recours à des mesures d'exception qui menacent ces droits. C'est le cas en France, par exemple. Amnesty point l’infraction d'apologie du terrorisme, définie en termes vagues. Des poursuites entamées sur cette base constituaient manifestement une violation de la liberté d'expression. "Les gouvernement se trompent dans leur réponse aux menaces sécuritaires", martèle Amnesty.

Protéger le système de défense des droits humains

Tout comme, ils ne se sont pas montrés à la hauteur de l'immense défi de la migration, qui a explosé en raison des conflits en cours dont la guerre en Syrie. "L'Union européenne n'a toujours pas de solution durable et respectueuse des droits fondamentaux à proposer à celles et ceux qui espèrent trouver un refuge à l'intérieur de ses frontières."

Plus globalement, l'organisation constate que le système international de protection des droits humain est attaqué, fragilisé, entravé. La Cour pénale internationale, les organisations des Nations unies, les mécanismes régionaux, les règles de droits humanitaire, tout ce système doit lui-même être protégé. L'ONU en particulier a besoin d'un nouvel élan, qui pourrait être incarné par le successeur de Ban Ki-Moon, qui doit être désigné cette année.

Consulter le rapport 2016 en ligne

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