Amnesty International dénonce le sort des prisons en Syrie

Selon Amnesty, des centaines de personnes sont arrêtées chaque année en Syrie sans bénéficier d'un procès équitable, et condamnées à de longues peines de prison. Parmi toutes ces personnes, l'organisation cite notamment le cas de l'avocat syrien Haytham al Maleh qui figure parmi les 300 détenus de la prison d'Adra, à Damas. L'homme a été arrêté en novembre pour avoir exprimé son opinion personnelle dans des articles de presse, ainsi qu'à la télévision.

Le régime lui reproche d'avoir diffusé de fausses informations pouvant miner le moral des Syriens, des faits dont il devra répondre prochainement devant un tribunal militaire."J'espère que l'Union européenne prendra une position publique dans cette affaire. Bien qu'il soit civil, il doit comparaître devant un tribunal militaire. Par solidarité, tous les prisonniers politiques de la prison d'Adra sont aujourd'hui en grève de la faim. Selon des chiffres de mon père, entre 2.000 et 3.000 personnes sont aujourd'hui en prison en Syrie en raison de leurs opinions", a indiqué Iyas al Maleh, fils de l'avocat âgé de 78 ans, présent samedi parmi les quelque 70 qui ont manifesté devant l'ambassade de Syrie à Bruxelles.

Des actions similaires ont menées devant les ambassades de Londres, New York et Paris.

La Syrie célèbre ce samedi le 64e anniversaire de son indépendance.


Belga

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