Amnesty dénonce certaines pratiques de la police en France

Amnesty international se base dans son rapport sur des témoignages concrets de personnes victimes de violences policières. Parmi eux, celui d'Albertine, enceinte de 6 mois, qui assiste à l'interpellation violente de son cousin. En tentant de s'interposer, elle est frappée à coups de matraque. La plainte d'Albertine contre les policiers est classée sans suite et dans le même temps, est reconnue coupable d'avoir agressé trois policiers.

Philippe, lui, a été contrôlé suite a une manifestation pacifique, jeté à terre et frappé à la tête. Autre témoignage encore: Lamba Sakuna est d'origine africaine, il vit dans une cité et il est handicapé à 80%. Le 8 mai 2008 il a été agressé par des policiers. (Cliquez, ci-dessus, pour entendre ces trois témoignages).
Selon Amnesty, les plaintes déposées par des personnes en situation irrégulière pour homicide, passage à tabac ou injures racistes ne sont pas souvent suivies d'enquêtes, et les responsables sont rarement poursuivis.
Pire, les victimes ou témoins de mauvais traitements qui tentent de s'interposer, sont de plus en plus souvent poursuivies pour outrage ou rébellion.

Amnesty international demande aux autorités françaises de mettre en place un organe chargé d'enquêter de manière indépendante.
Les syndicats de police ont, eux, réagi au rapport en exprimant leur indignation.

(F. Wallemacq) 

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