Amnesty célèbre un nouvel an iranien "inquiétant" devant l'ambassade d'Iran

Amnesty célèbre un nouvel an iranien "inquiétant" devant l'ambassade d'Iran
Amnesty célèbre un nouvel an iranien "inquiétant" devant l'ambassade d'Iran - © Amnesty/Twitter

Des militants d'Amnesty International, des membres de la diaspora iranienne ainsi que des professeurs et étudiants de la VUB (Vrije Universiteit Brussel) se sont réunis mardi à Bruxelles, sur la berme centrale de l'avenue Franklin Roosevelt, face à l'ambassade d'Iran, pour célébrer ensemble "une nouvelle année iranienne placée sous le signe de l'inquiétude". Ils ont ainsi voulu attirer une fois de plus l'attention sur la situation critique du professeur invité de la VUB, Ahmadreza Djalali, de l'étudiant invité de l'ULg, Hamid Babaei, et du défenseur des droits de l'homme Narges Mohammadi.

Un procès de dix minutes

Ces trois Iraniens détenus célèbrent Nowruz, leur nouvel an, loin de leur famille et de leurs proches. Les participants ont déjeuné autour d'une table sur laquelle étaient posées trois assiettes vides, témoignages symboliques de l'absence des trois Iraniens.

L'état du professeur invité de la VUB Djalali est particulièrement préoccupant. Le scientifique poursuit une grève de la faim et ne pèse plus que 56 kilos.

"Pour nous, c'est facile parce que nous vivons en liberté, dès lors nous ne perdons pas courage. Mais nous ressentons l'urgence de la situation, du moment, car nous savons qu'il ne pourra plus tenir longtemps", a déclaré Caroline Pauwels, rectrice de la VUB.

Amnesty International tient également à partager avec le plus grand nombre l'inquiétude suscitée par le cas d'Hamid Babaei, un étudiant iranien de l'Université de Liège (ULg), qui a été condamné en 2013 à six ans de prison au terme d'un procès qui n'aura guère duré plus de dix minutes.

Et sur la situation, enfin, de Narges Mohammadi, un militant des droits de l'homme qui a notamment dénoncé la peine de mort ainsi que les attaques à l'acide dont sont parfois victimes des femmes en Iran. Pour ce combat et d'autres, Mohammadi s'est vu infliger une peine de 22 ans de prison.

Amnesty International réclame la libération immédiate de ces trois Iraniens.

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