Alternativ für Deutschland: les raisons du succès

Le score de l’AFD (Alternativ für Deutschland) aux législatives allemandes a surpris. "Le parti a commencé il y a 4 ans comme un parti conservateur, libéral, national, anti-euro et anti-aide à la Grèce", explique Hans Stark, secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l'IFRI et professeur à l’Université Paris-Sorbonne. "Depuis deux ans, il est de plus en plus infiltré par des groupuscules d’extrême-droite et il s’est beaucoup radicalisé. Il y a deux courants dans ce parti, et deux courants aussi chez ses électeurs. Un tiers seulement de ces électeurs seraient d‘extrême-droite. Mais dans le parti il y a des gens qui sont proches des néonazis du NPD. C'est un parti fondamentalement antimusulman, ce qui implique parfois des solidarités avec l’état d’Israël. Il veulent aussi en finir avec un culte de la culpabilité à propos de la  Shoah. Mais ils ne sont pas révisionnistes pour autant". Hans Stark ne croit pas que le score de l'AFD va modifier l'orientation pro européenne du gouvernement allemand.

 

 

les membres de l'AFD arrivant à leur premier meeting parlementaire après les élections législatives

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