Ali Kassem, le jeune réfugié syrien devenu surfeur

Avec sa peau tannée et ses mèches blondes, à 17 ans Ali Kassem est l’archétype du parfait surfeur.
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Avec sa peau tannée et ses mèches blondes, à 17 ans Ali Kassem est l’archétype du parfait surfeur. - © Tous droits réservés

C'est l'histoire d'un jeune syrien...épris de surf. En 2011, Ali Kassem fuit Alep avec sa mère, ses frères et sœurs afin de rejoindre son père au Liban. Là, à une trentaine de kilomètres au sud de Beyrouth, il découvre le surf. Une découverte qui très vite deviendra sa passion. Nicolas Feldmann est allé le rencontrer sur la plage de Jiyé pour la RTBF. 

Avec ses mèches blondes et sa peau tannée, à 17 ans Ali Kassem est l’archétype du parfait surfeur. Il y a six ans pourtant, ce jeune syrien n’avait jamais vu la mer. "J’ai toujours aimé la mer, tout le monde m'en parlait et cela m'attirait.. Quand je suis arrivé au Liban, je me suis senti comme soulagé en la voyant.. C'est comme si je trouvais quelque chose que j'avais toujours cherché", explique Ali. 

Il a attrapé la première vague tout seul

Pendant des heures, le garçon observe ces silhouettes au loin qui luttent avec les vagues. Un jour d’avril 2015, il décide à son tour de se jeter à l’eau raconte-t-il: "J’ai trouvé un morceau de polystyrène et j’ai essayé d’en faire une planche de surf. Je l’ai taillée avec couteau et je suis descendu dans l’eau, et elle flottait !"

Une scène à laquelle assiste stupéfait Ali El Amine le gérant du club de surf: "On a vu ce petit gars qui pagayait. On connait tout le monde dans l'eau, mais lui on ne savait pas du tout qui c’était. On lui a donné une combinaison, une planche et on lui a dit de nous montrer ce qu'il savait faire. Il a attrapé la première vague tout seul. Il s'en sortait bien mieux que certaines personnes qui prennent des cours".

Et depuis ce jour, Ali a pris l’adolescent sous son aile. "On l'a pris avec nous dans l'école, il touche de l'argent de poche, il nous aide avec le magasin quand il n'a pas école. Il est comme un petit frère". Et de son côté le jeune li rêve un jour d’ouvrir sa propre école de surf, celle il l’imagine sur le même littoral, mais un peu plus au nord du côté syrien. Pour l'aider dans son projet de vie, et celui de sa famille, le gérant de l'école de surf a d'ailleurs lancé un financement participatif.

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