Elections en Albanie: "scrutin-test" pour l'avenir européen, un mort

Cette fois encore, le jeu est dominé par les deux "poids lourds" de la scène politique : à droite, le Premier ministre Sali Berisha, chef du Parti démocrate, au pouvoir depuis huit ans, et à gauche, son éternel rival, l’ancien maire de Tirana et chef du Parti socialiste Edi Rama.

Cette fois encore, la campagne électorale a davantage ressemblé à une vaste foire d’empoigne, où les deux pugilistes n’ont pas hésité à faire appel aux coups bas. Dans un pays gangrené par la corruption, le crime organisé, la mauvaise gouvernance, et où le revenu annuel par tête est inférieur à 3000 euros, le spectacle commence à lasser… Et de nombreux électeurs pourraient boycotter le scrutin en signe de désaveu de l’ensemble de la classe politique.

Pourtant, cette fois plus que jamais, l’Albanie joue son avenir européen. Et, déjà, le pays qui s’est fait "recaler" deux fois au statut de candidat officiel à l’adhésion, est dans l’impasse.

En cause : le blocage de la Commission électorale centrale, boycottée par l’opposition. Les résultats qu’elle annoncera seront immanquablement contestés. Et le pays risque, une fois de plus, de replonger dans une interminable crise politique et de se faire recaler par le bloc des 27.

Un mort et trois blessés près d'un bureau de vote

Un activiste de l'opposition de gauche a été tué par balle près d'un bureau de vote ce dimanche. "L'incident pourrait être lié au scrutin", a dit à l'AFP une porte-parole de la police, Alma Katragjini, sans fournir davantage de détails.

Parmi les trois blessés se trouve un activiste du parti de droite au pouvoir du Premier ministre sortant Sali Berisha, a-t-on indiqué de source policière. L'incident s'est produit à Laç, à 40 km au nord de Tirana.

 

Avec Philippe Bertinchamps, correspondant RTBF à Tirana, et Belga

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