Afrique du Sud: à Marikana, des mineurs reviennent par petits groupes

"Je suis venu ici pour voir si on pouvait reprendre le travail sans danger", a dit un mineur, Johannes Ndebele, "la police nous a dit de ne pas traîner en groupes autour de la mine, ils disent que c'est pour notre sécurité".

"J'ai décidé de reprendre le travail, parce que la grève n'a rien donné, mais d'autres gars au foyer (où il loge) veulent continuer la grève, ils disent qu'ils veulent l'argent", ajoute-t-il, en référence aux revendications salariales à l'origine du mouvement.

La plupart des mineurs interrogés par l'AFP disaient cependant être des ouvriers sous contrat temporaire, qui n'ont pas le droit de grève. Ils affirment que nombre d'entre eux ne sont pas venus par peur des réactions des grévistes.

Les accès à la mine étaient contrôlés par des gardes de sécurité armés.

La situation était parfaitement calme dans le village des mineurs, où des patrouilles de police passaient régulièrement.

Belga

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