70 000 Kurdes de Syrie se réfugient en Turquie pour échapper à l'"EI"

L'attitude du gouvernement islamo-conservateur turc face à la menace des terroristes de l'Etat islamique interroge les occidentaux. La Turquie partage une frontière de 800 kilomètres avec la Syrie; une proximité géographique qui la place au premier plan face aux atrocités des terroristes.

Et pourtant, son gouvernement traine des pieds pour rejoindre la coalition anti Etat islamique mobilisée par les Etats-Unis. La semaine passée, Ankara a rejeté toute campagne militaire contre le groupe djihadiste pour n'accepter qu'un rôle humanitaire. Les dirigeants turcs ont répété que leur prudence visait à ne pas mettre en danger la vie des 49 citoyens turcs retenus en otage depuis l'assaut du consulat général de Turquie à Mossoul en Irak.

Ces otages ont été libérés ce samedi matin lors d'une opération des forces spéciales turques et sont rentrés sains et saufs en Turquie. Est-ce que ce sera de nature à rendre l'attitude d'Ankara plus claire ? La question reste ouverte mais depuis des mois, l'opposition turque, des ONG et de nombreuses capitales étrangères accusent Ankara d'avoir soutenu les rebelles les plus radicaux en guerre contre le président syrien Bachar el Assad... parmi lesquels le groupe Etat islamique. La gouvernement turc, lui, a toujours farouchement nié.

Africa Gordillo

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