Affaire Bettencourt: une personne en détention provisoire

Patrick Le Maistre, à gauche
Patrick Le Maistre, à gauche - © AFP

Patrick de Maistre, l'ancien homme de confiance de Liliane Bettencourt, une des plus grandes fortunes de France, a été placé en détention provisoire jeudi soir à Bordeaux (sud-ouest), soupçonné de nouveaux faits d'abus de faiblesse sur la milliardaire, a annoncé le parquet vendredi. Il est le premier à être placé en détention provisoire dans le cadre des dossiers liés à Liliane Bettencourt, l'héritière du géant des cosmétiques L'Oréal.

"Des faits nouveaux imputables à l'intéressé sous les qualifications d'abus de faiblesse et abus de biens sociaux" sont apparus, souligne le parquet dans un communiqué. Il précise qu'ils "ont donné lieu à la mise en examen" supplémentaire et au placement de Patrice de Maistre en détention provisoire, à la demande des juges d'instruction et du parquet.

Des juges de Bordeaux (sud-ouest) sont chargés d'enquêter sur les affaires tentaculaires liées à la milliardaire de 89 ans. Ils doivent notamment déterminer si des personnes de son entourage ont profité de sa faiblesse pour s'enrichir.

La justice enquête notamment sur "la perception par M. de Maistre d'une somme de 2.956.757,29 euros, en exécution d'une convention entre la société Eugenia, dont il était le gérant, et Liliane Bettencourt, alors en situation de vulnérabilité".

"Ils visent d'autre part, la perception indue de factures émises par la société Eugenia à l'égard de la société Clymène, dont il était dirigeant, pour un bénéfice de 2,4 millions d'euros". Clymène était la société chargée de gérer la fortune de la milliardaire.

La vieille dame a été placée sous tutelle de ses enfants et petits-enfants en octobre dernier.

Les soupçons d'abus de faiblesse sont notamment justifiés par des expertises médicales effectuées pour la justice qui ont établi que Liliane Bettencourt souffrait d'"une maladie d'Alzheimer à un stade modérément sévère avec une possible participation vasculaire", et qu'elle était la proie d'un "processus dégénératif cérébral lent et progressif".

Ces affaires Bettencourt comportent d'autres volets, dont l'un concerne un financement politique. Dans ce volet, l'ex-ministre Eric Woerth, proche du président Nicolas Sarkozy, a été mis en examen (inculpé) en février dernier.

Belga

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