Affaire Bettencourt: E. Woerth a été longuement entendu

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L'audition par la police française du ministre du Travail Eric Woerth, soupçonné de conflit d'intérêt dans l'affaire politico-fiscale liée à la fortune de l'héritière de L'Oréal, s'est achevée au bout d'environ huit heures. Il a nié toutes les infractions qui pourraient lui être reprochées.

"L'audition vient de se terminer", a déclaré à l'AFP un membre du cabinet du ministre français. Commencée à 7 heures, elle s'est achevée à 14h45.

Le ministre du Travail était entendu depuis jeudi matin comme témoin, au ministère du Travail à Paris par les policiers de la Brigade financière. Il est soupçonné de conflit d'intérêt voire de trafic d'influence relatif aux fonctions de Florence Woerth au sein d'une société chargée de faire fructifier la fortune de l'héritière des cosmétiques L'Oréal, Liliane Bettencourt, au moment où son époux était ministre du Budget (2007-mars 2010) et trésorier du parti de la majorité UMP.

Le ministre devait également être interrogé sur des accusations de financement politique illégal portées par l'ex-comptable de Liliane Bettencourt.

Au coeur de la tourmente provoquée mi-juin par les révélations d'enregistrements clandestins réalisés au domicile de Liliane Bettencourt, Eric Woerth, qui porte pour le gouvernement la réforme cruciale des retraites, se disait "impatient" de s'expliquer face aux enquêteurs.

D'après son avocat, Eric Woerth a récusé les soupçons de conflit d'intérêt et de financement illégal de parti politique. "Avec une vigueur et une énergie particulières, il a nié avoir reçu un quelconque financement politique qui eût été contraire à la loi". Un "fantasme" aux yeux de Me Jean-Yves Leborgne, qui a dit souhaiter que le parquet de Nanterre tire rapidement des conclusions procédurales favorables pour son client.

Aucune inculpation ne lui a été signifiée. Le procureur de la République Philippe Courroye, pressé pourtant de le faire par l'opposition et par certains syndicats de magistrats, ne s'est pas encore résolu à ouvrir une instruction judiciaire et donc à désigner un juge d'instruction.

T.N. avec AFP

 

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