Islande : Le nouveau gouvernement promet un référendum sur l'adhésion à l'UE

"Nous ne poursuivrons pas les négociations d'adhésion avec l'Union européenne tant que n'aura pas eu lieu un référendum", indique la plateforme gouvernementale signée par ces deux partis, le Parti du progrès (centre) et le Parti de l'indépendance (droite).

La droite islandaise est traditionnellement opposée à l'Union européenne, et les derniers sondages montrent qu’une majorité d'Islandais sont sur la même longueur d'onde.

Au début de l'année, le précédent gouvernement de gauche avait gelé les négociations en cours avec les Européens, histoire de ne pas faire de l'Union un thème de campagne.

Certains députés de gauche disaient craindre de perdre leur siège à cause de ces négociations. Il faut dire qu'en 2009, quand l’Islande a annoncé son intention de s'asseoir à la table européenne, l’Islande était au bord du gouffre. Reykjavík voyait alors l'adhésion à l'Union comme un passage obligé pour entrer dans la zone euro, ce qui intéressait surtout les Islandais.

Des négociations débutées en 2010

Mais depuis, la situation a évolué constate le nouveau Premier ministre du Parti progressiste, Sigmundur Gunnlaugsson. "Les choses ont changé et l'Union elle-même a beaucoup changé en s'intégrant davantage", a-t-il affirmé.

Mais c'est surtout l’Islande qui a changé de visage  en retrouvant progressivement la santé économique. Et le nouveau gouvernement a annoncé qu'il comptait relancer la croissance de l'île. Il veut diminuer la dette des ménages notamment en ponctionnant les créanciers étrangers des banques islandaises.

Les négociations avec l'Union avaient commencé en 2010, depuis elles n'ont jamais vraiment trouvé leur rythme de croisière, notamment en raison du délicat dossier de la pêche. Le nouveau gouvernement n'a pas précisé de date pour ce référendum, et n'a pas dit si, en attendant, les négociations allaient ou non reprendre.

Le gouvernement doit entrer en fonction jeudi, près d'un mois après les élections du 27 avril. Les deux partis membres de la coalition gouvernementale à venir avaient chacun obtenu 19 sièges sur les 63 du Parlement.

Anne Blanpain et Belga

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