"Actuellement, 1500 volcans sont considérés comme actifs", estime un vulcanologue

Début juin, le volcan Fuego entrait en éruption à proximité de la capitale du Guatemala faisant plus d'une centaine de morts sur son passage. Benoit Smets, volcanologue revient sur cette catastrophe et procède à un tour d’horizon des volcans encore en activité aujourd'hui.

"Il existe deux types de volcan", commence par expliquer le vulcanologue. D'un côté les gris, comme celui du Guatemala et, de l'autre, les rouges. Les premiers sont potentiellement bien plus dangereux étant donné les gros dégâts que peuvent causer les explosions qu'ils produisent. Aussi, les cendres propulsées par les volcans gris sont très nocives pour les poumons et peuvent créés des effondrements de bâtiments quand elles s'entassent en trop grandes quantités sur les toits.

Le plus dangereux restent les coulées pyroclastiques, appelées aussi nuées ardentes, qui glissent le long des flancs et dévastent tout sur leur passage. Les volcans rouges produisent, eux, des grandes coulées rouges de lave. C'est notamment le cas de celui de Hawaï. 

Prédire une éruption, le rêve des vulcanologues

Actuellement, "on compte environ 1500 volcans actifs, même si ce terme est très discuté". Par "actifs", on entend les volcans qui sont entrés en éruption au moins une fois dans les dix derniers milliers d'années. Encore aujourd'hui, des volcans sont régulièrement découverts ce qui s'explique notamment par le fait que certains sont "sous-marins" et résident donc au fond des océans.

Pourtant, même s'ils sont étudiés pendant des années, impossible de prédire avec précision qu'une éruption est imminente. "Prévoir une éruption c'est le rêve de tout vulcanologue, mais c'est très difficile", explique Benoit Smets. Le mécanisme est plus ou moins le même, mais chaque volcan a sa manière de fonctionner et peut en changer. "Parfois on peut voir venir, mais pas la majorité du temps." Dans le cas du volcan Fuego au Guatemala, le vulcanologue estime que des certains signes précurseurs pouvaient permettre d'imaginer qu'il allait se passer quelque chose.

Reste cette sorte de fascination qui persiste bien qu'on sait le nombre impressionnant de victimes qu'un éruption volcanique peut causer en peu de temps. "J'étudie principalement le même volcan en Afrique à l'est du Congo, depuis 12 ans, explique Benoit Smets, et chaque fois que je vais jusqu'au sommet pour voir l'activité dans le cratère, je cours."

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