Accord régional pour combattre la rébellion au Nord-Kivu

Le document a été signé à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, par les ministres des Affaires étrangères d'une dizaine d'Etats qui se sont rencontrés en marge d'un sommet de l'Union africaine.

Ce texte condamne les avancées récentes du mouvement rebelle M23 (tutsi) mais aussi des Forces démocratiques de ibération du Rwanda (FDLR, hutu) dans les régions du Nord- et du Sud-Kivu où, depuis avril, plus de 100 000 personnes ont fui les combats, selon l'Onu.

Il propose la mise en place d'une "force internationale neutre pour éradiquer le M23, le FDLR et toutes les autres forces néfastes dans l'est de la République démocratique du Congo".

"Je pense que c'est positif. Mais l'important, c'est que ce soit appliqué", a déclaré à Reuters le ministre des Affaires étrangères de la RDC, Raymond Tshibanda N'tungamulongo.

Les Congolais ont explicitement accusé leurs voisins de soutenir et d'armer le M23, ce que Kigali nie.

Les mutins du M23 bombardés par l'armée et l'ONU dans le Nord-Kivu

Des hélicoptères de l'armée congolaise et de l'ONU bombardaient jeudi des positions des mutins du M23 dans la province du Nord-Kivu dans l'est de la République démocratique du Congo.

Trois hélicoptères de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) et deux autres des Forces armées congolaises (FARDC) ont été vus au-dessus de la zone de Nkokwe et Bukima, où des explosions étaient entendus, selon la même source. Les FARDC et l'ONU ont confirmé à l'AFP que des bombardements étaient en cours.

"Les FARDC sont en train de bombarder nos positions, mais ils ne savent pas où nous sommes. il n'y a pas de problèmes", a affirmé à l'AFP un colonel des mutins.

La localité de Nkokwe et la colline de Bukima se trouvent entre 5 et 10 km à l'est de la route qui va de Rusthuru à Goma, à environ 50 km au nord de la capitale du Nord-Kivu.

Au Congo, le président de l'Assemblée réclame une condamnation plus ferme du Rwanda

Le président de l'Assemblée nationale congolaise, Aubin Minaku Ndjalandjoku, a à son tour accusé mercredi le Rwanda de soutenir directement la mutinerie de soldats tutsis dans l'est de la République démocratique démocratique du Congo (RDC), réclamant une condamnation internationale plus forte de Kigali.

"Il faut que le Rwanda soit condamné formellement (par le Conseil de sécurité de l'ONU), que formellement on demande au Rwanda, le plus officiellement possible, de retirer ses troupes" du territoire congolais, a affirmé M. Minaku lors d'un entretien accordé à l'agence BELGA et au journal 'Le Soir' durant une visite en Belgique pour participer à la 38ème session de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) qui se tient de lundi à jeudi à Bruxelles.

Le président de l'Assemblée (la chambre basse du parlement congolais) issue des élections contestées du 28 novembre dernier, s'est félicité des récentes mises en cause du Rwanda - qui dément - pour son ingérence dans les affaires congolaises et son soutien au M23, révélé par un récent rapport d'experts de l'ONU.

"Il y a une pression conjugée sur le Rwanda et la Belgique joue un rôle important dans cette pression conjugée à tous les niveaux", a-t-il dit.

Selon M. Minaku, "bon nombre" des quinze membres du Conseil de sécurité, même les plus importants, ont désormais pris des "positions claires" envers le Rwanda.

Avec AFP, Reuter et Belga

 

 

 

AFP

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