Accord gouvernemental en Espagne ? Deuxième chance pour Pedro Sanchez ce jeudi

Accord gouvernemental en Espagne, deuxième chance pour Pedro Sanchez ce jeudi
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Accord gouvernemental en Espagne, deuxième chance pour Pedro Sanchez ce jeudi - © OSCAR DEL POZO - AFP

Près de trois mois après les élections législatives, l’Espagne n’a pas encore de gouvernement. Mardi pourtant, le socialiste Pedro Sanchez, chef du gouvernement sortant, vainqueur des élections, s’est présenté devant le parlement pour obtenir sa confiance. Une première tentative ratée puisqu’il n’a pas obtenu de majorité absolue. Aujourd’hui, nouvelle séance d’investiture. Cette fois, la majorité absolue n’est plus requise mais impossible de dire s’il obtiendra suffisamment de "oui" pour se maintenir en place. En fait, tout dépend de l’issue des négociations menées entre le parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et le parti de gauche radical Podemos. Un parti indispensable pour former une majorité.

Des tractations qui tiennent les Espagnols en haleine

Lors du scrutin du 28 avril, le parti socialiste a obtenu 28% des voix et 123 députés. Une jolie victoire mais insuffisante pour gouverner seul. Unidas Podemos lui a obtenu 14% des voix et 42 sièges. Un mauvais résultat mais assez conséquent pour faire du parti de gauche radical un partenaire nécessaire. Depuis, les deux partis se sont beaucoup parlé, ont négocié et ont rompu plusieurs fois le dialogue avant de le reprendre. Point culminant de ces tensions permanentes, devant le Parlement de Madrid, lors du débat qui a suivi le premier discours d’investiture de Pedro Sanchez.

La liste de reproches de Podemos

 

Devant les députés, Pablo Iglesias a énuméré tout ce qui oppose son parti à celui de Pedro Sanchez et révélé de nombreux détails de leurs discussions. Podemos qui ne veut pas se faire "humilier" et n’accepter que "des rôles de figurants". Au moment du vote, Podemos s’est abstenu sauf une députée qui a voté contre. Aujourd’hui, que va-t-il se passer ? Les deux formations vont-elles réussir à s’entendre ? Si c’est le cas, l’Espagne aurait alors à sa tête un gouvernement historique. La dernière coalition des gauches en Espagne remonte à 1936 et avait duré quelques mois, jusqu’au coup d’Etat du général Franco, début de la guerre civile et de près de 40 ans de dictature. En revanche, si aucun accord n’est trouvé, Pedro Sanchez ne sera pas investi, il aura jusqu’au 23 septembre pour trouver une solution, faute de quoi de nouvelles élections seront convoquées en novembre.

Le vote est attendu vers 13h30.

 

Archives : Journal télévisé 29/04/2019

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