Accès à la mer de la Bolivie: le président chilien salue la décision de la CIJ

Le président chilien Sebastian Piñera a accusé son homologue bolivien Evo Morales d'avoir donné de "faux espoirs" à son peuple.
Le président chilien Sebastian Piñera a accusé son homologue bolivien Evo Morales d'avoir donné de "faux espoirs" à son peuple. - © MARTIN BERNETTI - AFP

La Cour internationale de justice "a rendu justice et a remis les choses à leur place", a réagi lundi le président chilien Sebastian Piñera après la décision de la CIJ estimant que le Chili n'était pas tenu de négocier avec son voisin bolivien un accès à la mer. 

La CIJ a rendu ce lundi un arrêt très attendu dans un différend frontalier qui mine les relations bilatérales depuis plus d'un siècle entre le Chili et la Bolivie. 

La Paz cherche à retrouver un accès souverain à la mer depuis que la Bolivie est devenue enclavée à l'issue d'une guerre de quatre ans contre le Chili en 1883.

"La Cour a rendu justice et a remis les choses à leur place, en statuant de manière claire et catégorique que le Chili n'a jamais eu aucune obligation de négocier un accès à la mer", a déclaré le président chilien sitôt la décision connue.

"Aujourd'hui, c'est un grand jour pour le Chili mais aussi pour le droit international, pour le respect des traités internationaux et pour la cohabitation saine et pacifique entre les pays", a-t-il ajouté, applaudi par un parterre de fonctionnaires chiliens qui agitaient des drapeaux nationaux.

Le chef de l'Etat a accusé son homologue bolivien Evo Morales d'avoir donné de "faux espoirs" à son peuple et d'avoir fait perdre "cinq précieuses" années à la relation entre les deux pays.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK