À Rome, tapis rouge de l'extrême gauche italienne pour deux gilets jaunes français

À Rome, tapis rouge de l'extrême gauche pour deux gilets jaunes français
À Rome, tapis rouge de l'extrême gauche pour deux gilets jaunes français - © MEHDI FEDOUACH - AFP

Une centaine de militants de l'extrême gauche patriotique italienne ont accueilli avec un tapis rouge samedi deux gilets jaunes français, venus à Rome présenter leur expérience.

La Marseillaise a été applaudie par les militants italiens réunis dans un hôtel quatre étoiles.

Patricia Saint-Georges et Yvan Yonnet, deux militants CGT du nord-ouest de la France, candidats aux législatives 2017 sous l'étiquette du petit Parti pour la démondialisation (Pardem), ont pris la parole. "Nous avons retrouvé une fraternité, un sentiment de ne plus être seuls. Nous sommes les héritiers des sans-culottes de la Révolution française !", a déclaré Mme Saint-Georges.

"Le mouvement des gilets jaunes est entièrement autonome et indépendant de toute force politique", a assuré Yvan Yonnet, spécifiant être venu à Rome à titre personnel à l'invitation de "copains italiens qui ne sont pas au pouvoir" et fustigeant partis politiques et élections démocratiques.

Faire comme les gilets jaunes, en Italie

Il a précisé ne pas avoir été contacté par les chefs politiques du gouvernement populiste italien, Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles, antisystème) et Matteo Salvini (Ligue, extrême droite) qui ont apporté un soutien appuyé aux gilets jaunes.

Luigi Di Maio avait offert aux gilets jaunes l'aide concrète de son mouvement et de sa plateforme internet pour s'organiser, définir un programme électoral et choisir des candidats.

"De toutes façons, ce serait une mauvaise idée, je n'ai pas de mandat politique et donc je n'ai pas à rencontrer un élu politique", a-t-il dit.

"Nous devons unir les forces populaires, nous devons être prêts à faire comme les gilets jaunes, en Italie", a lancé l'organisateur de la rencontre, Moreno Pasquinelli (dirigeant de "Programma 101"), idéologue italien de l'extrême gauche patriotique.

Était présent Mariano Ferro, le fondateur du mouvement des "Forconi" (Les fourches), un mouvement hétéroclite regroupant commerçants, artisans, agriculteurs, travailleurs précaires, qui réclament moins de fiscalité et plus de souveraineté nationale.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK