A Madrid, des milliers de manifestants nationalistes accusent le Premier ministre de haute trahison

Des dizaines de milliers d'espagnols défilent ce dimanche dans les rues de Madrid. Ils accusent le Premier ministre espagnol de "haute trahison" et réclament des élections anticipées et l'unité de l'Espagne. 

Les militants sont des sympathisants de la droite: des libéraux à l'extrême droite. Ce qui a mis le feu au poudre, c'est la volonté du premier ministre Pedro Sanchez de nommer un médiateur pour négocier avec les indépendantistes catalans. Le gouvernement socialiste tente de résoudre la crise avec Barcelone. "Nommer un médiateur, c'est reconnaître la Catalogne en tant qu'Etat", déplore un manifestant. "Nous sommes d'accord de dialoguer mais en restant dans le cadre de la Constitution", explique-t-il. 

La droite et l'extrême droite n'acceptent pas qu'une personne puisse tenter de nouer le dialogue avec les indépendantistes. 

"Les indépendantistes, en prison!"

A la tête d'un gouvernement minoritaire qui a besoin des indépendantistes pour faire passer son budget, le premier ministre est sous pression.

Sur les panneaux des manifestants, des appels à la démission du premier ministre "Sanchez, va-t'en" et des slogans nationalistes "Les indépendantistes en prison!". 

Le procès des leaders indépendantistes catalans doit débuter mardi, à Madrid. 

 

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