À Londres, les agressions sont de plus en plus nombreuses, les victimes de plus en plus jeunes

À Londres, les agressions sont de plus en plus nombreuses, les victimes de plus en plus jeunes
À Londres, les agressions sont de plus en plus nombreuses, les victimes de plus en plus jeunes - © HANDOUT - AFP

Le Royaume-Uni est connu pour les actes violents, particulièrement les agressions à l'arme blanche. En particulier à Londres. En quelques années, le nombre d'agressions n'a fait qu'augmenter. Si la vidéosurveillance ne semble pas être la solution, puisqu'elle ne dissuade pas les personnes de passer à l'acte, les coupes dans les effectifs policiers sont pointées du doigt, même si la Première ministre Theresa May dément toute corrélation entre baisse d'effectifs et hausse des agressions. Mais un autre élément est dénoncé: la "drill music". Une sorte de rap aux paroles virulentes et qui fait l'apologie de la violence, ce qui inciterait bon nombre de jeunes à tomber dans cette voie-là.

Le 8 mars dernier, Jodie Chesney, une jeune femme de 17 ans s'est faite poignardée dans le dos, sans raison apparente. Les attaques sont d'ailleurs de plus en plus graves, puisque les victimes sont poignardées à plusieurs reprises dans plus de 50% des cas, ce qui n'était pas le cas auparavant.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a d'ailleurs pressé le ministre de l'intérieur Philip Hammond (qui avait succédé à Theresa May à ce poste en 2016) à débloquer des fonds pour financer la lutte contre cette violence, particulièrement présente dans la capitale britannique. Ce qui a été fait, puisque 100 millions de livres ont été alloués à cette lutte en particulier.

"Recycler" les lames

Pour pallier ce problème, certains misent aussi sur l'éducation. Un projet est né dans la capitale: transformer les objets dangereux, comme les couteaux, en choses constructives. C'est dans ce but qu'une association récupère les lames des couteaux saisis, les font fondre et les utilisent pour autre chose, comme créer des équipements de gymnase extérieurs. Les barres de tractions sont par exemple faites à partir de ce métal récupéré. Le procédé est surtout symbolique, puisqu'il permet de se défouler en faisant une pratique sportive tout en réduisant le nombre d'armes blanches en circulation.

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