À la veille d’un comité de concertation, quelles sont les mesures en vigueur chez nos voisins ?

Ce mardi, le Président Macron s’est adressé aux Français, détaillant toute une série de nouvelles mesures pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

Ce vendredi, c’est au tour de la Belgique de réunir un comité de concertation pour ensuite annoncer quelles seront les prochaines étapes de ce combat contre le virus. Mais actuellement quelles sont les mesures en place chez nos voisins ? Petit tour de nos frontières.

Aux Pays-Bas, on mise sur le bon sens

Commençons ce tour de Belgique au nord de notre pays. Les Pays-Bas viennent de passer le palier des 500.000 cas recensé depuis le début de la pandémie pour 9260 décès. S’ils ont connu une seconde vague importante avec un pic de 10.000 cas le 1er novembre, le pays allège tout doucement ces mesures restrictives.

Aujourd’hui, les déplacements ne sont pas limités aux Pays-Bas, mais le gouvernement de Mark Rutte insiste sur la responsabilité individuelle en limitant les déplacements. Il en va de même pour le port du masque. Pas d’obligation, mais il est vivement recommandé chez toutes les personnes de plus de 13 ans.

En ce qui concerne le volet commercial, seul l’Horeca est toujours à l’arrêt. Les magasins doivent simplement faire respecter la distanciation sociale. Les théâtres, salles de concert, musées, monuments et cinémas sont ouverts, mais uniquement sur réservation et en respectant la mesure de distanciation sociale de 1,50 mètre.

Enfin, les festivals et grands rassemblements sont eux toujours interdits.

L’Allemagne durcit ses mesures

Willkommen in Deutschland ! Notre parcours se poursuit donc en Allemagne. Un pays qui s’approche du million de cas de coronavirus recensés pour 15.269 décès. Contrairement aux Pays-Bas, la seconde vague est loin d’être terminée. Au plus fort de celle-ci, ce sont quelque 19.000 cas qui ont été recensés en un jour. C’était le 13 novembre. Mais aujourd’hui, ce nombre de nouvelles contaminations quotidiennes n’est toujours pas descendu en dessous de 18.000.

Face à cette situation, la chancelière allemande, Angela Merkel a annoncé ce mercredi un nouveau tour de vis dans la stratégie de lutte. Alors que les mesures de confinement décidées en novembre devaient bientôt se terminer, elles sont finalement prolongées "jusqu’au début du mois de janvier, à moins que nous ayons une diminution inattendue du taux d’infection mais cela est à ce stade improbable", a expliqué la dirigeante.

En conséquence, l’Horeca, les lieux culturels ou encore les clubs de sports resteront fermés pendant encore plus d’un mois. L’accès aux magasins sera également restreint avec un nombre limité de clients en fonction de leur superficie.

Si les rassemblements restent limités à 5 personnes, une exception sera faite pour fêtes. Les réunions privées pourront atteindre 10 personnes du 23 décembre au 1er janvier. Notons également que les écoles restent ouvertes jusqu’aux vacances de Noël.

Enfin, Mme Merkel a invité les Allemands à ne pas partir à l’étranger durant les vacances de Noël, en particulier pour des séjours de ski. Une demande compliquée puisque la Suisse n’interdit pas à ses stations d’ouvrir.

Le Luxembourg préfère prévenir que guérir

Si la situation n’est pas critique au Luxembourg, elle mérite quand même de s’y intéresser. Au même titre que l’Allemagne, le pays ne voit pas encore la fin de la seconde vague de coronavirus. Chaque jour, près de 570 Luxembourgeois sont testés positif, contre 684 le 6 novembre. Comme on peut le voir, 3 semaines plus tard, la diminution est faible. Le pays compte 283 décès depuis le début de la pandémie.

Par conséquent, la vie économique va être limitée jusqu’au 15 décembre. Xavier Bettel, le Premier ministre a annoncé lundi la fermeture des bars et restaurants ainsi que des lieux culturels et des salles de sport jusqu’au 15 décembre.

Les commerces resteront ouverts dans la mesure où l’on peut "y respecter les gestes barrières et notamment le port du masque" tout comme les bibliothèques, a ajouté Xavier Bettel, qui préfère "abandonner un peu de liberté aujourd’hui pour en avoir davantage dans trois semaines". Les écoles restent également ouvertes, bien qu’un enseignement alternant présentiel et distanciel est appliqué pour les élèves plus âgés.

Un couvre-feu est également d’actualité entre 23h00 et 6h00. Les déplacements de personnes sur la voie publique sont interdits.

La France commence un déconfinement progressif

Contrairement aux deux pays précédents, la France peut bel et bien dire que la seconde vague est désormais derrière elle. Alors qu’elle comptait 54.868 contaminations en la seule journée du 8 novembre, ce nombre a aujourd’hui chuté. Ce jeudi, il n’y a plus eu "que" 14.994 contaminations recensées. Au total, 50.700 décès sont à déplorer.

Une belle diminution qui a amené le Président Macron à débuter un processus de déconfinement sur plusieurs semaines. Ce mardi, il a notamment annoncé la réouverture de l’ensemble des commerces dès le samedi 28. Seuls les restaurants et les cafés restent fermés. Ils pourront rouvrir si le nombre de contaminations demeure en dessous de 5000 cas par jour.

Les déplacements des Français sont également beaucoup moins contrôlés. Ils ne pouvaient se promener que dans une zone d’un kilomètre autour de leur domicile, cette distance passe à 20 kilomètres.

La fin du confinement sera quant à elle officielle le 15 décembre. Un couvre-feu sera alors d’application, excepté le 24 et le 31 décembre.

Enfin, Emmanuel Macron a estimé "impossible" mardi soir l’ouverture des stations de sports d’hiver avant les fêtes de fin d’année en raison des risques sanitaires liés à l’épidémie de Covid-19, et indiqué que "les décisions seront finalisées très prochainement".

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