À Bombay, on traque le plastique coûte que coûte

Dans la capitale de l'État indien du Maharashtra, on chasse le plastique avec des "commandos anti-plastique". Explications. 

Une brigade anti-plastique. C’est le dispositif mis en place à Bombay pour faire respecter l'interdiction du plastique jetable. Et inutile d’essayer de contourner l’interdiction : ce sont plus de deux cents contrôleurs qui sont en chasse. 

Plus précisément, il s’agit ici d’inspecteurs municipaux qui font appliquer une interdiction d’utiliser les plastiques jetables dans l’État du Maharashtra. 

Dans les faits, la brigade se déploie dans des zones commerciales très fréquentées puis examine chaque magasin avant de sanctionner les contrevenants.  

L’inspecteur de la loi sur l’interdiction des plastiques Mahindra Wayangankar salue le travail réalisé par la brigade, estimant que cela est un moyen d’“aider la société et [de] protéger l’environnement“. 

Une réticence dans 99 % des cas 

De stand en stand, les contrôleurs, tous vêtus de combinaisons bleues, inspectent chaque étal sans exception. 

Mahindra Wayangankar rappelle toutefois que le moment venu de sanctionner un commerçant rétif à la loi n’est jamais un moment agréable. “Il y a une résistance ou de la violence dans 99 % des cas et nous trouvons ça difficile de travailler dans de telles conditions“, regrette-t-il. Cela peut notamment s’expliquer par le montant potentiellement élevé de l’amende et que des personnes “ont du mal à payer“. 

Les contrevenants encourent en effet une amende pouvant aller de 58 à 295 euros et les récidivistes risquent même une peine de prison de trois mois. Une amende qui tend à faire réfléchir dans un pays où le salaire mensuel s’élève à 409.19 euros. 

Les autorités espèrent ainsi que l’interdiction aidera à nettoyer les plages et les routes de Bombay. Depuis le début de sa chasse au plastique, la brigade bleue a engrangé plus de 21 tonnes de plastique et collecté plus de 118 000 euros d’amende. 

Mais Mahindra Wayangankar insiste : “Notre objectif n’est pas seulement de sanctionner les individus et d’augmenter les recettes, mais d’inspirer un changement d’état d’esprit“. 

 

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