2019 sous le signe du Brexit: retour sur une année mouvementée

Cette année, l’événement qui a le plus marqué l’actualité européenne, c’est encore une fois le Brexit. Le départ de la Grande-Bretagne de l’Union européenne se rapproche de plus en plus... Retour sur une saga qui n’en finit pas.

407 articles web, plus de 2000 billets radio… Le Brexit était omniprésent sur les différents médias de la RTBF. Et l’impression qui demeure, c’est celle d’une grande cacophonie. Jour après jour, les manifestants pro- et anti-Brexit protestaient avec leurs drapeaux et leurs calicots sous les fenêtres du Parlement britannique, dans le quartier de Westminster.

Début janvier, c’était Theresa May qui était encore à la tête du gouvernement britannique. Contre vents et marées, elle a essayé à trois reprises de faire adopter par le Parlement britannique l’accord sur le Brexit négocié avec l’Union européenne. En vain. Face à cet échec, elle quittera ses fonctions de première ministre.


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Boris Johnson, nouveau premier ministre

Le 23 juillet, Boris Johnson devient officiellement le nouveau premier ministre britannique. Il promet de mener à bien le Brexit en 101 jours. Il n’hésite pas à mettre en brandir le scénario d’un "Brexit dur" si l’Union européenne n’accepte pas de renégocier l’accord conclu avec Theresa May.

Fin août, Boris Johnson annonce que le Parlement la suspension durant la deuxième semaine de septembre et jusqu’au 14 octobre, alors que le Brexit est prévu le 31 octobre. Début septembre, les députés britanniques adoptent une loi en faveur d’un report du Brexit, infligeant un nouveau revers cuisant au Premier ministre Boris Johnson. Objectif ? Empêcher une sortie sans accord de l’Union européenne le 31 octobre.

Quelques semaines plus tard, Boris Johnson met au défi l’opposition de voter une motion de défiance, afin de débloquer la crise sur le Brexit. Dans ce climat tendu, Boris Johnson et les représentants de l’Union européenne atteignent un accord le 17 octobre. Mais le Parlement britannique doit encore donner son aval, ce qui n’est pas gagné.


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Deux jours plus tard, les députés britanniques décident de reporter leur décision sur l’accord de Brexit conclu entre Londres et Bruxelles. La date du 31 octobre est remise en question. Une semaine avant la date butoir et la menace d’un no-deal planant, les 27 États membres de l’Union européenne acceptent de reporter la date du Brexit au 31 janvier 2020.

Nouvelles élections : pari gagnant

Pour pouvoir renforcer ces chances d’obtenir une majorité conservatrice plus forte au Parlement britannique, Boris Johnson soumet une motion pour organiser des élections anticipées. Ce pari s’avère gagnant pour les Tories : le Parti conservateur du Premier ministre britannique a remporté une majorité absolue de 365 sièges sur les 650 de la chambre basse du Parlement, soit 48 sièges de plus, une victoire historique.

Grâce à une majorité confortable à la Chambre, Boris Johnson réussit enfin à faire adopter l’accord de retrait de l’Union européenne en deuxième lecture.

Initialement prévu le 29 mars 2019, le Brexit aura bien lieu le 31 janvier prochain, sauf catastrophe. Le plus dur reste néanmoins encore à venir puisqu’en 2020, le premier ministre britannique va devoir négocier un nouvel accord commercial avec l’Union européenne. Et ça, c’est une autre paire de manches…

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