100 jours de Biden et 200 millions de doses de vaccin : "Une réussite énorme"

Après un début de mandat mené tambour battant, le président américain prononcera ce soir son premier discours de politique générale devant le Congrès. Il y défendra sa gestion de la crise sanitaire et son gigantesque plan de relance. Certains le surnomment déjà le nouveau Roosevelt. On décortique le bilan des 100 premiers jours de présidence de Joe Biden sur le plateau de CQFD avec Kirsten Maher, membre de "Democrats Abroad" en Belgique, Philippe Ledent, senior economist chez ING Belgique, chargé de cours à l’UCLouvain, et Philippe Hensmans, directeur d’Amnesty International Belgique.

Vaccination : "Une réussite énorme "

C’est un premier discours de politique générale qui traditionnellement a lieu dans les premières semaines du mandat présidentiel, devant le Congrès. Cette fois, il a été repoussé en raison de la pandémie mais aussi de l’assaut meurtrier du Capitole début janvier. Le contexte de ce début de présidence est inédit à plus d’un titre. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Joe Biden n’a pas chômé depuis son arrivée à la Maison Blanche. Sa priorité : ralentir l’épidémie dans un des pays les plus durement touchés. Avec plus de 200 millions de doses de vaccins distribuées à ce jour, l’objectif fixé par l’administration Biden est largement atteint. "C’est une réussite énorme", explique Kirsten Maher, membre de "Democrats Abroad" en Belgique :

Multiples plans de relance : "25 à 30% du PIB américain"

L’ensemble des projets du président représente une enveloppe globale de plus de 4000 milliards de dollars. Son plan de développement des infrastructures représente plus de la moitié, financé par l’impôt sur les sociétés. Les parlementaires républicains l’ont déjà rejeté. Il y a aussi le plan de 1800 milliards de dollars centré sur l’éducation et l’aide aux familles. Il comprend 1000 milliards d’investissement et 800 milliards de réductions d’impôts pour la classe moyenne. Pour le financer, Joe Biden entend notamment annuler les baisses d’impôts pour les plus riches votées sous Donald Trump, et augmenter les impôts sur les revenus du capital pour les Américains les plus fortunés. Plan très ambitieux qualifié d'"investissement unique dans une génération", "il représente 25 à 30% du PIB américain", explique Philippe Ledent, senior economist chez ING Belgique :

Migrations : "Un chantier colossal"

Explosive aux Etats-Unis, la politique migratoire du président a, sans surprise, été assouplie par rapport à celle de son prédécesseur. Dès son arrivée au pouvoir, Joe Biden a en effet suspendu les expulsions de sans-papiers, introduit un projet de loi leur donnant un chemin vers la citoyenneté, il a aussi commencé à admettre une partie des demandeurs d’asile patientant depuis des mois dans des camps à la frontière mexicaine. L’opposition républicaine accuse aujourd’hui le président d’avoir causé un "appel d’air", les arrestations de migrants ayant explosé, avec parmi eux de nombreux mineurs isolés. C’est un dossier qui empoisonne ce début de mandat de Joe Biden, récemment revenu sur son projet d’augmenter le plafond d’accueil de réfugiés dans le pays. "C’est un chantier colossal que Donald Trump a laissé pourrir", explique Philippe Hensmans, directeur d’Amnesty International Belgique :

Ce Qui Fait Débat, chaque jour à 18h20 sur La Première et à 20h35 sur La Trois. L’entièreté de l’émission à revoir ci-dessous :

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