Coronavirus: les masques polluent les plages à Hong Kong

Les masques chirurgicaux font désormais partie de la vie quotidienne à Hong Kong, où les habitants craignent toujours une propagation grandissante du coronavirus. Mais aujourd'hui, nombre de ces masques se retrouvent sur les plages des îles Soko, isolées et inhabitées. Selon l’association  OceansAsia.org, cette pollution menace le fragile écosystème de ces îles.

L'activiste Gary Stokes, cofondateur de l’association, qui ramasse régulièrement les débris océaniques, découvre désormais les nombreux masques jetés sur la plage: "Lors de notre dernière visite, le 28 février, nous avons soudainement commencé à remarquer les masques chirurgicaux que les gens portent maintenant avec la propagation du coronavirus (...) Ce jour-là, nous en avons compté 60 à 70, rien que sur cette petite partie de la plage. C'était assez alarmant pour nous".

Stokes collabore avec l'Institut de recherche sur les mammifères marins de l'université de Saint-André pour mener une étude sur les déchets océaniques dans les îles Soko. L’activiste explique qu'il nettoie et jette les masques chirurgicaux qu'il trouve sur les plages afin de pouvoir les comptabiliser:  "Les débris marins sont une menace non seulement pour nous, mais aussi pour les animaux présents dans l'environnement. Nous avons vu partout dans le monde des baleines avec des sacs en plastique, des bouteilles et des objets dans leur estomac. Ces masques sont donc un nouveau type de déchet, ils ne sont ni meilleurs, ni pires que le reste des déchets".

Selon Stokes, les masques et les autres déchets s'accumulent en flottant avec les marées. Il estime que certains des autres débris datent probablement de 20 à 30 ans.

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L'activiste Gary Stokes, cofondateur de l’association OceansAsia.org, rassemble les masques sur une plage des Îles Soko. © Reuters 7 mars 2020
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