USA: un candidat à la présidentielle veut "traquer" les immigrés comme des colis

"A n'importe quel moment, Fedex peut vous dire où un colis se trouve. Il est dans un camion. Il est à la gare. Il est dans un avion", a déclaré Chris Christie, gouverneur du New Jersey.
"A n'importe quel moment, Fedex peut vous dire où un colis se trouve. Il est dans un camion. Il est à la gare. Il est dans un avion", a déclaré Chris Christie, gouverneur du New Jersey. - © Andrew Burton - AFP

Le candidat à l'investiture républicaine pour la Maison Blanche en 2016 Chris Christie veut utiliser la technologie de suivi des colis employée par les messageries express comme Fedex pour lutter contre l'immigration clandestine.

Utiliser la technologie du secteur privé

"C'est un nouvel exemple où le secteur privé distance le gouvernement dans l'utilisation d'une technologie", s'est expliqué dimanche sur la chaîne Fox Chris Christie, gouverneur du New Jersey (est). "Utilisons le même type de technologie pour nous assurer que 40% des 11 millions de personnes qui sont ici illégalement ne restent pas plus longtemps que prévu".

"Nous pouvons faire venir les gens de Fedex qui utilisent cette technologie pour s'en occuper. Il n'y a rien de mal à ça. Et je ne veux pas dire que les gens sont des colis, ne soyons pas ridicules", a poursuivi Chris Christie.

"Excusez-moi. Merci d'être venu. Il est temps de partir"

Le gouverneur a déclenché de vives réactions après avoir proposé samedi soir lors d'un rassemblement dans son Etat de "traquer" les personnes venant aux Etats-Unis avec un visa comme Fedex le fait avec un colis.

"A n'importe quel moment, Fedex peut vous dire où un colis se trouve. Il est dans un camion. Il est à la gare. Il est dans un avion", a déclaré Chris Christie. "Pourtant, nous laissons venir des gens dans ce pays avec des visas et, au moment où ils arrivent, nous perdons leur trace".

"Nous devons avoir un système qui puisse les suivre à partir du moment où ils entrent" aux Etats-Unis, a-t-il dit, avançant que 40% des immigrés illégaux étaient entrés sur le territoire américain avec un visa mais étaient restés au-delà de son échéance.

"Peu importe la durée de votre visa, nous allons venir vous chercher. (...) Nous allons tapoter sur votre épaule et vous dire 'Excusez-moi. Merci d'être venu. Il est temps de partir'."

Les Mexicains et la drogue

Ce n'est pas le premier des candidats républicains à créer des remous en matière d'immigration.

Le magnat de l'immobilier Donald Trump, qui devance largement ses 16 concurrents à l'investiture dans les intentions de vote selon les sondages, s'était illustré en juin par une tirade contre le Mexique lors de son discours annonçant sa candidature pour 2016.

"Quand le Mexique nous envoie ses gens, ils n'envoient pas les meilleurs éléments. Ils envoient ceux qui posent problèmes. Ils apportent avec eux la drogue. Ils apportent le crime. Ce sont des violeurs", avait déclaré Donald Trump, 69 ans.

 

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