Un accord budgétaire au Sénat américain a enfin été trouvé

Les élus républicains et démocrates du Sénat ont conclu ce mercredi un accord budgétaire qui, selon un responsable de la Maison blanche, prévoit le relèvement du plafond des dépenses fédérales d'environ 300 milliards de dollars (244 milliards d'euros) au cours des deux prochaines années selon Reuters.

Cet accord vise à écarter le risque d'une paralysie fédérale jeudi soir. Mais les parlementaires ont remis à plus tard la question épineuse de la régularisation des clandestins.

L'accord, fruit de mois de négociations, contient notamment des dépenses, hors budget de la défense, de 131 milliards de dollars sur la période, soit 117 milliards de plus que la requête déposée par le président Donald Trump pour l'exercice fiscal 2018, indique un responsable du Congrès. Il prévoit d'allouer 20 milliards de dollars sur deux ans aux dépenses d'infrastructures.

"Personne ne dira que c'est un accord parfait, mais nous avons tout fait pour trouver un terrain d'entente", a déclaré Mitch McConnell, chef de la majorité sénatorial.

"Après des mois d'impasse budgétaire, cet accord sur le budget est une vraie percée", s'est félicité Chuck Schumer, leader des démocrates dans l'hémicycle. "Cela mettra fin à un long cycle de crises de financement qui ont ralenti ce Congrès et nui à notre classe moyenne".

Mais cet accord doit encore être adopté par un vote des sénateurs, puis par la Chambre des représentants, où il n'est pas assuré que les conservateurs d'un côté, et une partie des démocrates fervents partisans d'une réforme migratoire de l'autre, l'approuvent.

Débat migratoire à venir

Le plus pressant est d'éviter une fermeture partielle des administrations en finançant l'Etat fédéral avant jeudi soir minuit.

Pour y parvenir, le Congrès veut voter six semaines de crédits supplémentaires, jusqu'au 23 mars, afin de donner du temps aux élus pour transcrire l'accord budgétaire en proposition de loi.

Mais les conservateurs de la Chambre protestent déjà contre la hausse importante des dépenses publiques annoncée.

Et, toujours à la Chambre, la chef démocrate Nancy Pelosi a prévenu qu'elle voterait non si un débat sur l'immigration n'était pas mis à l'ordre du jour.

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