Obama après la tuerie d'Orlando: "Pas de jugement définitif sur les motivations"

"C'est une attaque contre l'Amérique, contre nous tous".
2 images
"C'est une attaque contre l'Amérique, contre nous tous". - © ALEX WONG - AFP

Le président Barack Obama a rapidement été informé ce dimanche du massacre dans une boîte gay d'Orlando en Floride, qui a fait 50 de morts, par sa conseillère en sécurité intérieure et contre-terrorisme, selon un communiqué de la Maison Blanche.

Le président a demandé à être informé régulièrement de ce qui est la pire fusillade aux États-Unis et ordonné au gouvernement fédéral "de fournir toute l'aide nécessaire".

A 20h ce dimanche, il a pris la parole à la Maison blanche et a exprimé son soutien aux famille des victimes et à toute la population de Orlando précisant que "nous sommes tous solidaires dans leur douleur et dans leur deuil". "Aucun acte de terreur et de haine ne peut changer qui nous sommes", a affirmé le président lors de la très brève allocution en direct.

Concernant l'enquête, le président américain n'a pas voulu anticiper les conclusions d'une enquête toujours en cours: "A l'heure actuelle, les enquêteurs suivent les pistes qui révéleront les motivations du tireur mais il faut rester prudent (...) Ce qui est clair c’est que c’était une personne pleine de haine mais nous irons où les faits nous mèneront".

Barack Obama a également insister sur l'importance de rester unis dans tout le pays: "C’est un jour particulièrement triste pour la communauté LGTB qui a été attaquée dans un night club, là où des gens étaient avec leurs amis pour chanter, pour danser. (...) Mais c'est aussi un important rappel que quelque soit la religion, la couleur de peau ou l'orientation sexuelle, c'est une attaque contre l'Amérique, contre nous tous".

Il a également mis en avant la facilité de se procurer des armes dans le pays qui mène à des drames comme celui-là précisant qu'il fallait décider "si nous voulons être un pays comme ça".

Trump et Clinton prient pour les victimes

Les candidats à sa succession se sont quant à eux déjà exprimés sur Twitter. Donald Trump le premier rapportait relativement sobrement une "très grave fusillade à Orlando", avant, quelques heures plus tard, de réagir plus en détails : "Terrible incident en Floride. Je prie pour toutes les victimes et leurs familles. Quand cela s'arrêtera-t-il ? Quand serons-nous fermes, intelligents et vigilants?". Donald Trump a ensuite été moins sobre.

Dans son tweet, sa rivale démocrate Hillary Clinton a dit s'être réveillée en apprenant cette "nouvelle dévastatrice". Attendant encore davantage d'informations avant de se prononcer plus longuement, l'ex-première dame a indiqué que ses "pensées vont à ceux qui été affectés par cet acte horrible".

Le monde entier a exprimé sa solidarité

"Profondément attristé par la perte d'autant de vies innocentes dans la fusillade d'Orlando, a écrit le Premier ministre belge Charles Michel sur le même réseau social. Nous nous joignons à la douleur des familles."

Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) a pour sa part tweeté en anglais être "profondément choqué par le massacre insensé d'Orlando". Il ajoute : "Mes pensées sont avec les victimes, les familles et tous nos amis américains".

Le président du PS Elio Di Rupo s'est dit "horrifié par les événements à Orlando aujourd'hui". Il apporte tout son soutien aux blessés et sa sympathie aux proches des victimes. 

Même écho du côté du secrétaire d'État Theo Francken (N-VA), évoquant une "attaque horrible contre un club LGBT d'Orlando" et "tant de vies innocentes perdues, une fois de plus".

Solidarité française

En France, le président François Hollande a condamné "avec horreur la tuerie" d'Orlando, selon un communiqué publié ce dimanche par l'Elysée. Le chef de l'Etat "exprime le plein soutien de la France et des Français aux autorités et au peuple américains dans cette épreuve".

De son côté, le Premier ministre Manuel Valls a exprimé sur Twitter sa "compassion" et sa "solidarité avec le peuple américain". Il ajoute : "En frappant la communauté gay, l'attaque effroyable d'Orlando nous atteint tous".

"Haine insensée" 

Le pape a exprimé dimanche son "exécration" face à la "haine insensée" du tireur qui a provoqué la mort de 50 personnes dans un night-club gay à Orlando en Floride.

"Le terrible massacre qui a eu lieu à Orlando, qui a fait de très nombreuses victimes innocentes, a suscité chez le pape François et chez chacun de nous des sentiments très profonds d'exécration et de condamnation, de douleur, de trouble devant cette nouvelle manifestation d'une folie meurtrière et d'une haine insensée", a indiqué son porte-parole, le père Federico Lombardi.

De nombreux chefs d'Etat et de gouvernement ont condamné dimanche la pire tuerie de masse de l'histoire des Etats-Unis qui a fait 50 morts et 53 blessés dans une boîte gay à Orlando en Floride et qui, selon l'agence Amaq, liée au groupe Etat islamique, a été perpétrée par "un combattant de l'EI"

Le Premier ministre britannique David Cameron, sur son compte Twitter, se dit "horrifié par les récits de la tuerie de cette nuit à Orlando. Mes pensées vont aux victimes et à leurs familles."

Le président russe Vladimir Poutine, dans un communiqué du Kremlin, parle de "crime barbare" et présente ses condoléances aux familles des victimes.

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan, dans un communiqué, exprime sa solidarité avec "la communauté LGBT et le peuple américain", affirmant que "la terreur et la haine ne nous changeront pas. Les membres de l'Otan restent unis face au terrorisme".

Le président du Conseil italien Matteo Renzi, sur son compte Twitter, exprime la "solidarité et (l')émotion du gouvernement italien pour l'atroce massacre d'Orlando en Floride. Notre coeur est avec nos frères américains."

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, sur son compte Twitter, "condamne vivement l'odieuse attaque d'Orlando. Ensemble, continuons à combattre pour la liberté, contre la haine et la barbarie. L'Espagne est avec les Etats-Unis".

Ashraf Ghani, le président de l'Afghanistan, le pays d'origine de la famille du tueur présumé, Omar Mateen, sur son compte Twitter, "condamne cette horrible attaque à Orlando, rien ne peut justifier de tuer des civils. Mes pensées vont aux familles, aux victimes, ainsi qu'au peuple et au gouvernement américains".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dans un communiqué : "Au nom du peuple et du gouvernement israéliens, je présente mes plus sincères condoléances au peuple américain après l'horrible attaque de cette nuit contre la communauté LGBT d'Orlando".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK