Donald Trump envisage "très sérieusement" de relâcher des clandestins dans les villes de ses adversaires politiques

Le président américain les qualifie de « villes sanctuaires ». En meeting, il ne cache pas sa satisfaction à les faire huer par ses partisans. Le plus souvent dirigées par des démocrates, ces villes, Los Angeles ou San Francisco par exemple, refusent d’arrêter à grande échelle les migrants en situation irrégulière et limitent au strict minimum leur coopération avec les agents fédéraux chargés de l’immigration. Donald Trump a donc imaginé de demander à différentes agences d’aller arrêter des candidats à l’immigration approchant de la frontière américaine avant de les transporter en autocar vers des « villes sanctuaires petites et intermédiaires » selon le Washington Post. Le journal américain ajoute que la Maison Blanche a précisé à la police de l’immigration que l’objectif était de « pallier le manque d’espace de détention mais aussi d’envoyer un message aux démocrates ».

La Maison Blanche tempère, le président en rajoute

Dans un premier temps, l’entourage du président américain a réagi à la publication de cette information en affirmant que c’était une simple « suggestion qui avait été mise sur la table avant d’être rejetée, ce qui a mis fin aux discussions ». Mais avec un sens du contre-pied qui a déjà beaucoup décontenancé un certain nombre de ses plus proches conseillers, Donald Trump a confirmé non seulement l’existence mais surtout la validité toujours en cours de ce projet.

« Sachant que les démocrates sont réticents à changer nos très dangereuses lois sur l’immigration, nous envisageons en effet très sérieusement, comme rapporté dans la presse, de placer des immigrants illégaux dans des villes sanctuaires ».

Et le président ne s’est pas contenté d’un tweet : lors d’une cérémonie à la Maison Blanche, il a déclaré : « Nous envisageons cette possibilité, nous l’envisageons très sérieusement pour être honnête avec vous ». Avant d’ajouter que « La Californie dit régulièrement vouloir plus de gens. Elle veut plus de gens dans ses villes sanctuaires. Eh bien nous allons lui en donner. Nous pouvons lui en donner beaucoup. Nous pouvons lui en fournir une quantité illimitée » (vidéo).

De quoi susciter de nombreuses réactions de maires démocrates ou encore du gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, qui a notamment jugé cela « illégal, immoral et non éthique ». La porte-parole de Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, a pour sa part dénoncé le « cynisme et la cruauté » de l’administration Trump.

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