Amérique centrale: des milliers de Cubains bloqués dans des camps de fortune

Cuba est revenue sur la scène médiatique en 2015 avec le dégel des relations entre Washington et La Havane. Une réunion se tient ce lundi au Guatemala pour trouver une solution à ces milliers de Cubains, coincés au Costa Rica ou au Mexique.

Depuis le mois de novembre, près de 8000 Cubains sont bloqués au Costa Rica : ils veulent tous rejoindre les États-Unis, mais ils ne peuvent pas le faire, car les pays de la région les empêchent de traverser leur pays en évoquant des motifs sécuritaires.

Le pape François a appelé dimanche les pays centre-américains à faire preuve de générosité, à mettre fin à ce qu'il a qualifié de "drame humanitaire". Mais ce discours n'est pas partagé par tous les pays de la région. Le gouvernement guatémaltèque a récusé cette qualification : ce n’est pas une question humanitaire, selon lui, car ces migrants n’ont pas quitté Cuba pour des raisons pour des raisons de persécution politique. Mais ils veulent simplement rejoindre leur famille aux États-Unis, ce que, finalement, beaucoup de Centre-américains eux-mêmes aimeraient faire.

Échec des réunions

Alors, pourquoi leur accorder un laisser-passer? C’est la question que se posent ces pays qui campent sur leur refus. Ils affirment qu’ils n’ont pas les moyens de gérer ce flux migratoire, d’où l’échec des différentes réunions qui ont lieu ces dernières semaines.

De leur côté, les États-Unis, qui participent également à ces réunions, s’apprêtent à accueillir ces migrants cubains, mais ils ont rejeté la possibilité de créer un pont aérien entre le Costa Rica et le territoire américain parce qu’ils affirment que ces Cubains doivent suivre les dispositions qui sont accordées par ces privilèges migratoires et rentrer tout simplement par la terre.

Donc, ils ne veulent pas arriver simplement en avion. Et donc, finalement, on constate que ces migrants cubains sont pris au piège dans les affinités ou les résistances politiques de ces différents gouvernements.

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