Un viticulteur menacé de prison s'il n'utilise pas de pesticides

Dans le cadre de la lutte contre la cicadelle, un insecte vecteur d'une maladie de la vigne, un arrêté préfectoral impose l’application d'un insecticide sur l'ensemble des vignobles de la Côte d'Or.

Mais le site Notre-planete.info rapporte qu'un viticulteur engagé en biodynamie (proche de l'Agriculture Biologique), qui exploite 10 ha de Côtes-de-Beaune et de Hautes-Côtes de Nuits refuse d’obtempérer, la biodynamie rejetant l’usage préventif de pesticides. Il n’en faut pas plus pour l’exposer aux dispositions pénales prévues par le code rural français. Avec de lourdes sanctions à la clé.

Insecticide à large spectre

Son argument est que l’utilisation d’un insecticide tuerait aveuglément tous les insectes de ses vignes alors que son mode de production se base notamment sur des auxiliaires pour prévenir les ravageurs et certaines maladies. De plus, l’exploitation du viticulteur n'utilise aucun pesticide depuis 43 ans et n'a jamais contribué à la propagation de la flavescence dorée.

Risque mortel pour la vigne

Ceux qui prônent l’usage d’un insecticide argumentent au contraire que "cette maladie - la flavescence dorée- est la plus grave de la vigne. Elle ne contribue pas à faire baisser le rendement, elle est tout simplement mortelle". 11 hectares de vignes ont dû être arrachés en 2012 et trois cas ont été détectés en Côte d'Or cette année.

La profession reste divisée avec d’une part les viticulteurs apeurés par les ravages de la flavescence dorée et de l’autre les agriculteurs "bio" qui avancent que leur technique témoigne, depuis 40 ans, de son efficacité.

Ce sera à la justice de trancher.

JCV

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