Un Américain dénonce les lois anti-gay russes en direct sur Russia Today

Interrogé mercredi sur le procès du soldat Bradley Manning, le reporter a profité qu’on lui donnait la parole pour fait apparaître ses "bretelles" de militant de la gay pride, aux couleurs de l’arc–en-ciel, en déclarant: "Puisque je suis sur la chaîne de propagande financée par le Kremlin, je vais dénoncer l’horrible législation anti-gay signée par Vladimir Poutine".

Il évoquait la loi adoptée en juin en Russie et qui punit tout acte de "propagande" homosexuelle devant mineur et les actes violents perpétrés contre des gays dans ce pays.

La présentatrice de l’émission tente alors d’interrompre James Kirchick en lui demandant de revenir au cas Manning mais celui-ci répond qu’il n’est pas vraiment intéressé de parler de ce sujet, mais plutôt "de l’horrible climat homophobe qui règne en Russie et de faire savoir aux gays russes qu’ils ont des amis dans le monde entier qui leur sont solidaires. Nous ne resterons pas silencieux devant cette terrible répression perpétrée par Vladimir Poutine, celui qui finance votre chaîne".

S’en prenant ensuite aux journalistes de Russia Today, il ajoute : "Je ne sais pas comment vous parvenez à dormir quand on sait ce qui se passe. Tous ceux qui travaillent pour cette chaîne devraient avoir honte". La présentatrice propose alors à James Kirchick de venir par lui-même voir ce qu’il se passe. Ce dernier conclut en disant : "Vous mentez 24 heures par jour sur ce qui se passe aux Etats-Unis, je dis la vérité en 2 minutes".

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Wentworth Miller, gay, refuse de se rendre à Saint-Pétersbourg

De son côté,  Wentworth Miller, l’acteur vedette de la série Prison Break a profité d’une invitation au Festival international du film de Saint-Pétersbourg pour révéler son homosexualité et, dans la foulée, refuser d’y apparaître. Il a précisé dans une lettre être "profondément dérangé" par l’attitude actuelle du gouvernement russe envers les homosexuels : "je ne peux participer à un événement festif dans un pays où des gens comme moi  se voient interdire le droit de vivre et d’aimer en toute liberté".

A.L.

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