Les empreintes digitales peuvent désormais être datées

Il s'agit d'un grand bond en avant dans le domaine scientifique: c'est ce que rapporte le site internet de la revue Sciences et Avenir, qui explique que les empreintes digitales peuvent désormais être datées.

Il s'agissait jusqu'à maintenant d'un véritable casse-tête pour les enquêteurs. Ces derniers doivent en effet jongler avec des milliers d'empreintes sur les lieux de cambriolages ou de crimes, desquels ils tentent d'extraire la vérité. Par le simple fait de les dater, il sera donc possible de les classer chronologiquement et ainsi de simplifier les analyses.   

La bonne nouvelle pour les services de police leur vient de l'autre côté de l'Atlantique, des chercheurs du National Institute of Standards & Technology (NIST) ont percé à jour ce mystère. 

Un procédé complexe

Les empreintes digitales sont constituées de nombreuses petites crêtes, différentes pour chacun d'entre nous. En étudiant ces traces qui contiennent de nombreuses informations, les chimistes ont pu se rendre compte que certains composés présents dans les empreintes s'étalaient progressivement sur les surfaces ils avaient été déposés.

La méthode ensuite utilisée est appelée "spectrométrie de masse à ionisation secondaire" (SIMS). Cette dernière consiste à bombarder la surface analysée avec un faisceau d'ions. Grâce à cela, les chercheurs peuvent alors mesurer la migration de ces composés dans le temps, et en déduire quand l'empreinte digitale a été déposée.

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Evolution d'une même empreinte digitale, sur une période de un à quatre jours © Tous droits réservés

D'abord réalisée sur de très courtes périodes, les chercheurs ont montré qu'il était possible d'étendre la durée à plusieurs mois. Pour le moment cantonnée aux murs des laboratoire, cette méthode pourra d'ici peu s'appliquer sur le terrain.

Un travail fait de petites avancées

L'institut américain, qui emploie 2900 personnes et jouit d'un budget d'un milliard de dollars, vient de mettre la touche finale a un travail de longue date. Il n'était d'ailleurs pas le seul à travailler sur le sujet puisqu'un grand pas avait déjà été réalisé l'an passé, par un centre l'Institut médico-légal néerlandais.

A l'époque, les composants chimiques étaient déjà à la base des recherches, mais les scientifiques avaient une approche différente. Les chimistes s'étaient aperçus qu'avec les temps, certains composants disparaissaient. Ils pouvaient alors en déduire la date à laquelle l'empreinte avait été déposée. Seul souci avec ce procédé, les résultats n'étaient valables que 15 jours.

 

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