Le drone-journalisme, à la conquête d'images du monde depuis le ciel

De petits drones civils, tels que le DJI Phantom sont en train de s'imposer dans le secteur du journalisme, peut-on lire sur le site smartdrones.fr. Il faut dire que les prix de ces drones et autres quadricoptères se démocratisent : on en trouve autour de 600 euros. Les rédactions peuvent donc consentir à l’investissement, de même que certains journalistes amateurs.  

Le drone permet en effet d'apporter des images inédites, un point de vue différent de celui des objectifs cloués au sol. Et une certaine esthétique aussi. Jugez plutôt.

Les manifestations anti-mondial à Sao Paulo

Ici, les milliers de manifestants réunis dans les rues de la capitale brésilienne pour protester contre l'organisation de la coupe de monde. Les images sont tournées par la chaîne de télévision locale, Folha TV. Elles nous font mesurer de l'ampleur de la contestation.

La place Taksim et ses autopompes vues d'en haut

De la même façon, les manifestations de la place Taksim ont été filmées et postées sur Twitter le 11 juin par un certain Jenk1907. De ces images, c'est l'impression de chaos qui transparaît. La foule est éparpillée par les autopompes. Et dans la vidéo suivante, on voit le drone abattu par les forces de l'ordre, avant de s'écraser sur le sol. 

Les drones ouvrent de nombreuses possibilités en termes journalistiques, pour filmer des catastrophes naturelles, telles que les inondations de Lourdes récemment, ou des lieux de conflits difficilement accessibles.

Mais ils laissent aussi craindre une forme de voyeurisme, voire d'invasion médiatique, plus ou moins bien intentionnée. Parce que ceux qui se trouvent au sol ne savent rien de ceux qui les observent. Et comme les drones sont à l'origine des engins militaires, d'aucuns pourraient y voir le mauvais œil. 

A. Degand

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