Hongrie: marche de la faim et contre le travail forcé

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Illustration - © ATTILA KISBENEDEK - AFP

Ce lundi devrait être le point d’orgue de la mobilisation mise en place par des milliers de citoyens hongrois pour la rentrée parlementaire : plusieurs milliers de personnes devraient confluer, vers 17 heures, vers le centre de la capitale pour dénoncer la loi instaurant le travail forcé. Le Premier ministre, Viktor Orban, entend, lui, mettre fin à l'"assistanat".

Les marcheurs qui, pour certains, auront parcouru 300 kilomètres à pied et dans le froid, viendront de toute la Hongrie, et espèrent être plus de 15 000 à se réunir ce lundi après-midi.  "Nous ne demandons ni l'assistanat social, ni l'aumône, nous voulons du travail, du pain et des salaires décents !", s’exclame le co-président du syndicat "Közmunkas Szakszervezet", Komjáthi Imre. En effet, la population subit de plein fouet une forte diminution des revenus, mais est également menacée par les conditions du programme de travaux d’intérêt général, adopté par le gouvernement.

Car leur principale revendication est bien la révision du Code du travail qui impose aux chômeurs et aux inactifs des travaux d’intérêt général, dans des conditions parfois dures et dégradantes. 300 000 travailleurs auraient été réquisitionnées en 2012, dans ce cadre, pour l’entretien des forêts, le débroussaillage des routes, ou encore le nettoyage des canaux.

Le médiateur de la République pour les droits fondamentaux enquête suite à des plaintes relatives aux mauvaises conditions de travail. Les travailleurs, qui se trouvent dans une grande vulnérabilité – toute aide sociale est coupée en cas de refus d’accepter un travail d’intérêt général – font parfois face à l’arbitraire des autorités locales.

La Hongrie n'a plus les moyens d'être un "welfare state", elle sera donc un "workfare state", prévient pour sa part le Premier ministre de droite populiste, Viktor Orban.

 

W. Fayoumi, avec hu-lala.or

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