Fumeur longue durée: pas les mêmes risques pour tout le monde

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L - © JUNG YEON-JE - AFP

Quel est le point commun entre Jeanne Calment, Buster Martin, et Dorothy Howe, hormis le fait que tous soient morts à plus de 100 ans? La cigarette. Et non pas une de temps en temps: ces doyens étaient plutôt connus pour être de véritables fumeurs invétérés. Mais pas de miracle, ces personnes auraient en réalité un patrimoine génétique extrêmement rare.

C'est le magazine en ligne Slate.fr qui raconte cette étrange étude réalisée par des chercheurs Californiens en gérontologie. Ceux-ci ont analysé la génétique de 90 personnes fumeuses qui ont vécu plus de quatre-vingt années, et de 730 fumeurs qui sont décédés avant leurs septante ans.

Le résultat est surprenant. Les membres du groupe qui avaient vécu le plus longtemps avaient les mêmes niveaux de réactions aux inflammations, la même pression sanguine ou encore les mêmes fonctions immunitaires que les non-fumeurs au même âge. A l'inverse, des membres de l'autre groupe, qui présentaient pour leur part une dégradation logique due au tabac.

Un résultat précis

En charge de l'étude, le chercheur Morgan E. Levine assure que, malgré le petit nombre de personnes constituant l'échantillon, la technique est fiable. Elle permet entre autre de déduire un âge auquel chaque personne est plus vulnérable. Un test devrait d'ailleurs voir le jour, pour que chacun puisse évaluer les risques qu'il encourt dans le temps.

Cependant, le chercheur tient quand même à préciser que "la proportion de personnes ayant une signature génétique qui aiderait à faire face aux contraintes biologiques du tabagisme est extrêmement faible, et, par conséquente, personne ne devrait utiliser ce document comme une excuse pour continuer à fumer." Aucune excuse donc.

 

Article à lire en intégralité sur Slate.fr

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