Les YouTubeuses ou la beauté connectée

Les YouTubeuses envahissent la Toile. Comment se coiffer pour un mariage ? Comment se faire des ongles multicolores ? Et ce nouveau rouge à lèvres, il tient combien de temps ? Des conseils à retrouver en vidéo sur YouTube.

Le phénomène vient des États-Unis. Des passionnées de beauté se filment – généralement dans leur chambre à coucher – et donnent à leurs fans les meilleurs conseils pour être la plus belle. Certaines YouTubeuses sont suivies par des millions de jeunes femmes avides de conseils. En Belgique, la numéro 1 est Lufy. Cette jeune montoise compte près de 300 000 abonnées au compteur.

Abonnée à la chaîne YouTube de Lufy, Alicia ne rate aucune vidéo et suit ses conseils à la lettre. "J’ai une alerte sur mon téléphone et dès qu’elle sort une vidéo, je la regarde. Elle propose des petits masques maison, des conseils coiffure, des produits pour la peau. Et ce qui est bien aussi, ce sont ses bons plans pour des maquillages à petit prix."

Pas de quoi en faire un métier

Lufy a lancé sa chaîne sur YouTube il y a 3 ans. Elle tourne et monte chaque vidéo en 2 ou 3 jours. Cette passion lui prend du temps, mais elle lui rapporte aussi un peu d’argent. "Les vues YouTube sont comptabilisées et peuvent rapporter de l’argent. Je monétise les vues YouTube, mais ce n’est pas quelque chose qui me permet de vivre aisément".

Mais certaines YouTubeuses peuvent toucher des centaines de milliers d’euros par an. La Française EnjoyFoenix est suivie par plus d’un million de personnes. Elle gagne près de 25 000€ par mois grâce à ses petites vidéos postées sur le net.

Les marques se frottent les mains

Les grandes gagnantes de ce phénomène sont les marques de produits de beauté. Pour Thierry De Smedt, spécialiste des réseaux sociaux, ces jeunes femmes sont du pain bénit. "Les marques passent par des personnes qui se font les ambassadeurs, les témoins de leurs produits, pour pas cher du tout, et qui diffusent leurs vidéos de manière virale. C’est une mine d’or, comparé aux moyens promotionnels traditionnels, où il fallait acheter un espace à la télévision ou une page dans un magazine, en étant quasi certain de ne toucher qu’une toute petite partie du public."

Si les vidéos de Lufy vous intéressent, c’est par ici !

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