Cannes : Pedro Almodovar s'essaie au thriller

Pedro Almodovar à la conférence de presse de "La piel que habito"
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Pedro Almodovar à la conférence de presse de "La piel que habito" - © Anne-Christine Poujoulat (AFP)

"La piel que habito", qui signifie littéralement "La peau où j'habite", est l'histoire intrigante d'un spécialiste en chirurgie esthétique qui séquestre dans sa propriété une jeune fille pour tester sur elle une peau synthétique qu'il a créée…

Le début du film d'Almodovar fait furieusement penser à un classique du cinéma fantastique français, "Les yeux sans visage", est-ce volontaire de sa part ?

Pedro Almodovar : Oui, évidemment. J’avais en tête "Les yeux sans visage" de Georges Franju pendant que j’écrivais le film et aussi quand j’ai commencé à penser au tournage. Je crois que, probablement, si on veut parler de référence à un autre film, l’unique référence claire et concrète était précisément ce film, "Les yeux sans visage" que je connais par cœur.

Le chirurgien de "La piel que habito" est interprété par Antonio Banderas qui retrouve Almodovar 22 ans après avoir tourné "Átame!", "Attache-moi !" :

Antonio Banderas : L’histoire de mon retour avec Pedro Almodovar après un peu plus de 20 ans pourrait se résumer en une histoire d’une leçon sur la création. La création ne se situe pas dans des lieux communs, ni grâce à des trucs ou des artifices d’acteurs, mais plutôt dans des espaces et des directions très complexes, dont font partie le vertige, le sacrifice et la vulnérabilité dans la plupart des cas.

Ce 18e film d'Almodovar lui permettra-t-il de remporter enfin la Palme d'Or ? Rien n'est moins sûr, car ce n'est pas un très grand cru du maître espagnol.

H. Dayez

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