Windows XP met -bientôt- la clé sous le paillasson… C'est grave?

Windows XP, c'est -bientôt- fini. Quelle migration vers quel système d’exploitation?
Windows XP, c'est -bientôt- fini. Quelle migration vers quel système d’exploitation? - © AHMAD YUSNI - BELGAIMAGE

Windows entre dans une zone de turbulences. Déstabilisé par les tablettes et la menace de Samsung de se détourner de l’OS de Microsoft, Windows pourrait souffrir de la retraite de XP pourtant annoncée depuis plus d'un an. Après 13 ans de bons et loyaux services, il n’était pourtant plus possible de conserver un OS conçu avant l’explosion d’internet et des réseaux sociaux. Un moment critique pour 30% du parc des ordinateurs toujours équipés du vieil XP.

Succédant à un Windows "Me" sans envergure et précédant le catastrophique Vista, XP aura été la plus appréciée des versions de Windows. Mais conçu en 1998 pour être commercialisé en 2001, XP n’était certainement pas imaginé dans un esprit "cloud".

Repoussée trois fois depuis 2009, sa mise à la retraite est définitivement fixée au 8 avril. Il n’y aura donc plus de mise à jour et, surtout, plus de correctifs de sécurité gratuits. Les développeurs devraient donc, eux aussi, quitter le navire et l’on peut imaginer que les constructeurs de nouvelles imprimantes ne proposeront plus de pilotes pour le OS en retraite.

Si l’on parle beaucoup du départ de XP, le retrait simultané d’Office 2003 semble être passé inaperçu. Une suite bureautique pourtant stable et qui offrait l’avantage de pouvoir être utilisée sans limite dans le temps. Ce qui sera de moins en moins vrai pour les versions proposées sur le web.

Quelle migration vers quel système d’exploitation?

L’éventuelle migration de XP vers Windows 7 ou 8 ne se fera pas sans douleur. Surtout pour des machines affichant déjà plus de 6 ans d’âge. En principe, un processeur de 1 GHz avec mémoire de 2 Go suffira, mais la pratique incite à conseiller un dual core et 4 Giga de mémoire pour un véritable usage multimédia.

Les entreprises craignent encore Windows 8 et sa double interface (classique et tactile). C’est donc Windows 7 dont la compatibilité avec les logiciels anciens est plus grande, qui devrait les attirer. Mais voilà, la vente de Windows 7 devait, en principe prendre fin vers décembre 2014. Cette échéance vient d’être annulée sine die sur le site de Microsoft. La fin du support étendu de Windows 7 demeure elle officielle pour 2020 et 2023 pour Windows 8

Samsung fait pression

Samsung, l’un des principaux vendeurs de PC, mais surtout de tablettes et de smartphones, envisagerait d’abandonner Windows.

D’abord à cause de la chute du PC traditionnel dont les ventes sont historiquement basses: 10% en un an. Samsung serait aussi intéressé par le format Chromebook, basé sur le "Chrome OS" de Google. Des ordinateurs branchés sur le web et l’univers informatique "as a service" qui déplace la puissance machine du terminal (PC) vers le cloud (serveurs distants).

Chrome OS s’appuie principalement sur des applications web, là où Windows maintient encore un contact plus étroit avec les logiciels traditionnels. Comme d'autres constructeurs, Samsung voit aussi d’un mauvais œil Microsoft le concurrencer directement sur le marché des tablettes avec ses modèles "Surface".

Deux OS plutôt qu’un

Un choix prudent serait d’opter pour les nouveaux PC hybrides dotés de deux OS: Windows et Android. Tant Intel que ARM proposent désormais ce type de configuration qui demeure encore assez rare.

Quant à la nouvelle version de Windows, elle pourrait s’appeler Windows Blue et se composerait d’une compilation de Windows 8, Windows Phone 8, Outlook et Skydrive sur le modèle de ce que propose déjà un certain Google. Selon la rumeur, Windows Blue pourrait montrer des couleurs d’ici une bonne année.

Jean-Claude Verset

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