Wim Delvoye dans Libé: la situation des droits de l'homme en Iran est "moins grave" qu'en Belgique

Wim Delvoye: la situation des droits de l'homme en Iran est "moins grave" qu'en Belgique
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Wim Delvoye: la situation des droits de l'homme en Iran est "moins grave" qu'en Belgique - © FRED DUFOUR - AFP

Wim Delvoye expose en ce moment au Mudam à Luxembourg et le quotidien français Libération en a profité pour l'interviewer longuement sur son parcours au moment où il s'apprête à s'établir en Iran.

Comme le souligne Libé, le pays des ayatollahs semble a priori le moins propice à accueillir les travaux du plasticien gantois : cochons tatoués, machine à merde... L'homme cultive la polémique, capitalise sur le scandale et est volontiers provocateur, dans ses œuvres, mais aussi dans ses propos.

Échaudé par l'échec de son projet artistico-immobilier de 2008 en Belgique (un sentier protégé l'a empêché de créer son parc de sculptures), il a fait l'acquisition de plusieurs maisons anciennes à Kashan, une localité entre Téhéran et Ispahan, sur une surface de 6000 mètres carrés, pour y exposer : "Il y a en Belgique un immobilisme total. Puis, dans les médias, j’ai entendu parler d’un "axe du mal" que j’ai voulu explorer : tout va tellement mal ici que je ne pouvais pas imaginer pire ailleurs. Bon, la Corée du Nord était peut-être trop loin. En Iran, par contre, les choses étaient plus simples".

Et de poursuivre : "J’entretiens de bonnes relations avec la municipalité et le gouvernement. Il y a certes beaucoup de problèmes en Iran, mais en ce qui concerne les droits de l’homme, c’est moins grave là-bas qu’en Belgique. On a aussi plus de droits en tant que propriétaire".

"La lapidation y est tout de même légale…", lui demande alors la journaliste de Libé.

"Oui, mais je n’ai rien vu de tel. Tout est bien organisé et efficace", répond sans ambages Wim Delvoye qui précise qu'il évitera d'y exposer ses cochons tatoués.

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