Vous voulez quitter Facebook? Testez quelques alternatives

Vous voulez quitter Facebook? Testez quelques alternatives
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Vous voulez quitter Facebook? Testez quelques alternatives - © LUIS ACOSTA - AFP

La volée de bois vert que subit Facebook éclaboussé par l’affaire Cambridge Analytica a provoqué un mouvement de retrait du réseau social. Rassemblés sous le hashtag "#deletefacebook", des milliers d’internautes (sur près de deux milliards quand même) quittent le navire. Mais pour aller où?

Pour ceux qui ont supprimé leur compte Facebook, voici quelques pistes pour rencontrer d’autres communautés sans se faire voler vos données. Et aussi économiser un peu d’énergie, car Facebook est très énergivore. Et ce n’est pas nouveau.

Diaspora

La plate-forme Diaspora est célèbre pour être le "réseau social où vous gardez le contrôle". La fonctionnalité de base est assez similaire à Facebook. Diaspora se définit comme un "réseau social libre et distribué" créé par des étudiants en informatique aux États-Unis en 2010 pour réagir à Facebook. Il permet de créer des cercles d’amis (un peu comme Google+).

Ello

Depuis sa création en 2012, les fondateurs de Ello ont fait le pari d’être "le leader" des alternatives à Facebook, sans recours à la publicité personnalisées ou ciblées. Ello s’engage à ce qu’il n’y ait pas de transfert des données des utilisateurs à des fins commerciales. La plate-forme associe une offre gratuite en libre accès et des options spécifiques payantes. Le nombre d’utilisateur est inconnu, mais il existerait entre 1,5 et 4 millions d’abonnés actifs.

Framasphère

Framasphère est un nœud (pod) du réseau social Diaspora. Il revendique 20 000 utilisateurs capables de communiquer avec les 600 000 que compte l’ensemble du réseau. Les fonctions proposées par Framasphère sont typiques d’un réseau social: échange de messages et photos (au sein de de Diaspora), et gestion des contacts, tags, mentions et repartages. Framasphère revendique sa liberté, "dans le respect de la vie privée " de ses membres. Les abonnés peuvent, selon le réseau, contrôler leurs données. La différence? sa popularité bien sûr avec quelques milliers d’abonnés actifs seulement contre deux milliards pour le géant  mondial.

Vero

Introduit en 2015, Vero revendique aujourd’hui "plus de 3 millions d’utilisateurs". L’inscription promet une gratuité à vie, du moins jusqu’à nouvel ordre. L’application fonctionne sur iOS et Android, L’enjeu est bien de créer un plate-forme sans publicités, et sans utiliser les informations des utilisateurs de manière lucrative.

Framapiaf

Si c’est plutôt Twitter qui vous inquiète, une autre solution de microblogging est Framapiaf. Ici aussi, en mode décentralisé. La limite des messages est de 500 caractères. Ni pistage, ni publicité, promet le site et la possibilité de définir son propre degré de confidentialité.

Friendica

Encore une solution pour échanger des photos, pour accéder à ses comptes Facebook et Twitter (pour les addicts), mais aussi au monde libre de WordPress et Diaspora. Friendica Permet encore de créer plusieurs profils différents pour divers groupes d’amis.

Inutile de préciser que toutes ces alternatives reposent sur des logiciels libres. Et aussi que leur notoriété est à des années lumières de celle de Facebook. Le prix, sans doute, de la protection des données. Mais un prix que beaucoup trouveront trop élevé.

Polémique sur Facebook et l utilisation de données personnelles au JT du 20/03

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