Votre smartphone est anormalement lent? Il a peut-être été piraté

Les chiffres viennent d'une étude d'une entreprise de sécurité informatique. Bien sûr, elle prêche pour sa chapelle. Mais selon Olivier Bogaert, commissaire à la police fédérale, en charge des nouvelles technologies, cela correspond à la tendance. Il y a un véritable déplacement de la cybercriminalité des ordinateurs vers les smartphones et les tablettes. Beaucoup plus ouverts, plus accessibles, ils sont devenus les nouvelles cibles des pirates informatiques. Et pourtant, constate le commissaire, les gens ne se protègent pas assez : "Plein de gens prennent des assurances pour partir en vacances, ou d’autres choses. Mais pour son ordinateur, alors qu’il y a des données personnelles qui peuvent être extrêmement sensibles, on hésite quand même à payer 50 euros par an pour une licence".

C'est que les utilisateurs n'ont pas souvent conscience des risques. Un sur deux n'a aucune protection sur son smartphone : ni logiciel de sécurité, ni même un mot de passe. Pourtant le danger est bien réel poursuit Olivier Bogaert : "Le risque principal, c’est la perte de données personnelles. Les applications vont aller chercher des informations qui peuvent être extrêmement importantes comme celles qui sont dans votre carnet d’adresse. Que font les pirates avec ces informations ? Ils ont des noms, des adresses, des numéros de téléphone, des adresses e-mail qui pourront être utilisées ultérieurement pour des arnaques ou des escroqueries par exemple".

Pour repérer une attaque, deux signes qui ne trompent pas : un smartphone ou une tablette plus lent(e) qu'à l'habitude, ou l'augmentation du volume des données.

A.L. avec S. Bourgeois

"Surfons tranquille": la rubrique hebdomadaire d'Olivier Bogaert

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