Virginie Deloffre remporte le prix Première 2012

Virginie Deloffre remporte le prix Première 2012
Virginie Deloffre remporte le prix Première 2012 - © Tous droits réservés

La lauréate du Prix Première 2012 est Virginie Deloffre pour son premier roman "Léna", publié aux éditions Albin Michel. Son livre a été choisi par un jury d’auditeurs de La Première parmi une sélection de dix-neuf premiers romans francophones.

Ce prix, doté de 5000 euros, lui a été remis par Jean-Paul Philippot, l’administrateur général de la RTBF, ce jeudi à la Foire du livre de Bruxelles à Tour & Taxis. Le prix Première récompense un premier roman francophone et c’est sa 6ème édition.

Son amour pour la Russie, qu’elle qualifie volontiers d’irrationnel, a amené Virginie Deloffre à l’aventure du premier roman. Une attirance qui la porte depuis sa petite enfance et qui vient sans doute de ses lectures et d’une mère elle aussi passionnée par la littérature russe. Un second pays, en quelque sorte, qui influence sa plume dès le départ puisque ses personnages viennent de là-bas, presque naturellement… Pour penser comme eux, approcher leur vécu et leur ressenti, l’auteure a appris leur langue et entrepris plusieurs voyages, notamment dans le grand nord sibérien.

Virginie Deloffre écrit sur deux époques. Nous sommes à la fois à la veille de la chute du mur de Berlin et durant la révolution russe. Il y a les prémices du changement, avec ses espoirs et ses craintes, et puis il y a la nostalgie d’un temps qui, s’il fut une terrible oppression, était au moins rassurant pour les anciens qui l’évoquent.

Lorsque les frontières se sont fermées, pour échapper à la fameuse laideur soviétique, il ne restait que la conquête des étoiles. Il y a ceux qui l’ont fait et il y a ceux qui en ont rêvé. Aux élans fantastiques de son mari Vassia, pilote de l’armée de l’air, se cogne le temps suspendu de Léna dans un roman qui, d’une manière ou d’une autre, nous rappelle l’importance de mettre un pied devant l’autre et d’avancer, à son propre rythme.

L’auteur 

Virginie Deloffre est médecin, elle travaille à mi-temps dans un hôpital de la banlieue parisienne. Elle consacre le reste de son temps à l’écriture et à son amour pour la Russie qu’elle a parcourue longtemps en lectures et en imagination, avant de s’y rendre. Lorsqu’elle voyage, c’est vers l’Est, ou bien dans le Grand Nord où elle est allée souvent. Elle est fascinée par les paysages polaires, où elle trouve ce mélange pur de désolation et de scintillement, qui lui est cher. Léna est son premier roman.

 Le 4ème de couverture

"Léna est née dans le Grand Nord sibérien, elle aime plus que tout la brume, la neige, l’immobilité et l’attente, qui n’ont ni couleurs ni frontières. Son mari Vassia, pilote dans l’armée de l’air, n’a qu’un rêve, poursuivre sa grande épopée soviétique de l’espace dont Gagarine fut le héros et qui reste l’immense fierté du peuple russe.

Comment acclimater leur nature profonde, leurs sentiments et leur vision du monde si différents en ces temps incertains de perestroïka où s’effondre leur univers ?

Un premier roman étonnant où tout est dit de l’âme russe, des paysans dans leurs kolkhozes, des exilés dans la taïga, des citadins entassés dans leurs appartements communautaires, qui tous ont pour horizon l’envol et la conquête spatiale comme un Eldorado collectif".

RTBF

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