Une compétition internationale d'e-sport s'invite à Bruxelles

Une compétition internationale d'e-sport s'invite à Bruxelles
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Une compétition internationale d'e-sport s'invite à Bruxelles - © Véronique Fievet

Quatre-cents joueurs, issus d'une vingtaine de pays, s'affrontent à Evere dans un tournoi de jeux de combat électroniques. Parmi ces jeux : Guilty Gear, Dragon Ball Fighter Z et surtout Street Fighter 5. La compétition opposera plusieurs des meilleurs joueurs du monde. L’événement de ce weekend end, en effet, est l'une des étapes du Capcom Pro Tour, le circuit professionnel créé par le développeur du jeu Street Fighter 5. Les combats seront d'ailleurs retransmis sur internet et commenté en direct par des spécialistes du sport électronique.

Damascus est venu de Londres pour commenter le combat des meilleurs joueurs de jeux en ligne.

"Cette étape du circuit professionnel constitue un vrai enjeu pour les joueurs qui ont choisi d'en faire leur métier. Il existe une quarantaine de tournois organisés chaque année dans le monde entier, les joueurs viennent pour y accumuler des points et à la fin de l'année, les trente-deux meilleurs joueurs peuvent participer à la Cap Com Cup. Le vainqueur remporte 250.000 dollars".

"Comme aux échecs, l'E-sport, c'est l'affrontement de deux cerveaux"

Lui-même ancien compétiteur, Damascus constate la professionnalisation des joueurs depuis quelques années. Les meilleurs s'entrainent au moins sept heures par jours, ils ont parfois un encadrement, des coachs et des sponsors. L'E-sport ou sport électronique est installé depuis longtemps en Asie ou aux États-Unis. La Belgique est encore à la traine mais entend bien rattraper son retard. Younes Lazzar est l'un des organisateurs de ce Brussels Challenge Major Edition. "De l'extérieur, on ne soupçonne pas l'importance de ce jeu mais certains événements sont suivis par des centaines de milliers de viewers sur Internet".

L'immense majorité des participants au tournoi de ce weekend, sont néanmoins de simples amateurs qui viennent pour le plaisir de rejoindre une communauté et de s'affronter sur un écran à travers leur personnage. Mais après la partie, ils ont ici l'occasion de se serrer la main, prendre un verre et parler de stratégie. 

Luffy (Olivier dans la vraie vie) vient de Paris et pratique la compétition depuis neuf ans. Il n'envisage pas d'en faire un métier, même si en 2014, il a remporté le championnat du monde à Las Vegas. Mais depuis, le niveau des joueurs s'est encore considérablement amélioré, des ligues professionnelles commencent à voir le jour.  Toutefois, peu de joueurs parviennent véritablement à vivre de l'E-sport.

Stratégie et concentration maximale

Sagali De Cock est l'une des rares filles croisées au cours du tournoi. Passionnée de jeux électroniques depuis l'âge de sept ans, elle a pratiqué la compétition entre vingt et un et vingt-trois ans. Mais la pression était trop forte, elle a préféré renoncé et a poursuivi ses études. Pour elle, aucun doute, l'E-sport est bien un sport à part entière, qui nécessite discipline et rigueur. "Pour apprendre un style de combat ou une technique de jeu, je m'obligeais à faire dix heures d'entrainement par jour. Peu à peu, j'avais perdu le plaisir de jouer. La pression lors des tournois était devenue trop forte pour moi.

Ce week-end, Sagali n'en perdra pourtant pas une miette. Étudiante en relations publiques, elle reste passionnée par le sport électronique, au point d'y consacrer son travail de fin d'études.

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