Un journaliste français arrêté en plein direct sur les gilets jaunes à Bruxelles, puis relâché sur ordre du bourgmestre

Un journaliste français arrêté en plein direct sur les gilets jaunes à Bruxelles, puis relâché sur ordre du bourgmestre
2 images
Un journaliste français arrêté en plein direct sur les gilets jaunes à Bruxelles, puis relâché sur ordre du bourgmestre - © Tous droits réservés

Un journaliste français qui couvrait la manifestation des gilets jaunes à Bruxelles s'est fait interpeller par la police en plein direct sur facebook.

Rémy Buisine, qui avait déjà couvert la manifestation des gilets jaune à Paris pour le média en ligne "Brut" était en train d'interroger des témoins sur la raison de leur présence à Bruxelles, après avoir montré diverses images de violences.

Il était en train d'expliquer qu'il quittait la zone et que des cars de police arrivaient derrière lui, quand un policier vient l'interpeller. "Pas ici, lui lance-t-il. Vous arrêtez ou êtes arrêté".

Rémy Buisine lui explique alors qu'il est journaliste, le policier lui réclame sa carte d'identité, le journaliste tend sa carte de presse. "Ce n'est pas ça que j'ai demandé" s'énerve-t-il. Le journaliste finit par tendre son passeport, que le policier conserve en lui disant qu'il recevra un P.V.

Le journaliste est alors emmené manu militari par le policier malgré les nombreuses protestations de Rémy Buisine qui rappelle à plusieurs reprises qu'il est journaliste. Rien n'y fera, et le reportage en direct sera interrompu.

Les images d'autres internautes que le journaliste a bien été arrêté administrativement et qu'il a rejoint, colsons aux poignets, la colonne des manifestants interpellés.

Via l'agence Belga, Philippe Close, le bourgmestre de Bruxelles, a précisé avoir ordonné la "remise en liberté immédiate, dès que j'en ai été informé" de Rémy Buisine. Les arrestations administratives relèvent en effet directement de l'autorité administrative, et donc ici du bourgmestre de Bruxelles.

C'est lors d'une opération de confinement d'un groupe de manifestants, menée à hauteur de la rue des Sables, dans le but de les arrêter, qu'un journaliste qui se trouvait au sein du groupe, a été interpellé tout comme ceux-ci, a indiqué le bourgmestre. Philippe Close a expliqué que ce type d'opération était "très délicat pour les forces de l'ordre", surtout lorsqu'elles sont moins en nombre que les manifestants.

"Dès que j'ai été informé de son arrestation, j'ai immédiatement donné ordre de remettre le journaliste en liberté", a-t-il ajouté.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK