Un drapeau palestinien brandi par le groupe islandais, la prestation de Madonna: les polémiques de l'Eurovision en vidéos

La finale de l'Eurovision, résolument apolitique mais précédée par les appels au boycott de la part des défenseurs des Palestiniens, n'a pas échappé entièrement à la controverse. Selon les médias israéliens, deux des danseurs de Madonna, annoncée comme la grande invitée vedette de la soirée, arboraient dans le dos des drapeaux israélien et palestinien. Ce qui pouvait être interprété comme un message de fraternité.

Plus polémique, au moment de l'annonce des résultats, les membres du groupe islandais Hatari, connu pour leur opposition déclarée à l'occupation israélienne des Territoires palestiniens, ont déployé des banderoles aux couleurs palestiniennes, suscitant des sifflets dans le public.

L'Union européenne de Radio-télévision (UER), organisatrice, a souligné dans un communiqué que la référence politique faite par les danseurs de Madonna ne figurait pas dans les répétitions telles que l'UER les avait approuvées. L'Eurovision "est un évènement apolitique et Madonna en avait été informée", a-t-elle dit.

Quant à Hatari, leurs agissements "contreviennent directement" aux règles du concours, et "les conséquences (en) seront discutées" par la direction de la compétition, a-t-elle dit.

Madonna critiquée

Madonna était venue interpréter, en première mondiale sur scène selon les organisateurs de l'Eurovision, le titre "Future" extrait de son prochain album studio "Madame X", dont la sortie est prévue le 14 juin.

Elle avait résisté aux appels au boycott lancés à son adresse de la part de militants pro-palestiniens, qui dénonçaient une entreprise culturelle visant selon eux à occulter les réalités du conflit israélo-palestinien.

Interrogée avant de se produire par les présentateurs sur le message qu'elle souhaitait adresser lors de l'Eurovision, Madonna a répondu: « Nous ne devons jamais sous-estimer le pouvoir qu'a la musique pour rassembler les gens ».

On ignore si elle était au courant du fait que certains de ses danseurs arboreraient peu après les drapeaux israélien et palestinien.

Son interprétation de « Future » et du célèbre « Like A Prayer » à l'occasion du 30ème anniversaire de ce tube a été très critiquée sur les réseaux sociaux, mais pas seulement sous l'angle politique: la qualité de sa prestation vocale a aussi été largement remise en cause.

Une grande partie de la facture de sa brève apparition aurait été réglée par le milliardaire israélo-canadien Sylvan Adams, selon la presse locale.

Les ultra-orthodoxes mécontents aussi

D'éminents rabbins ultra-orthodoxes israéliens avaient appelé à prier pour dénoncer la « profanation » que constituait, selon eux, la tenue du concours de l'Eurovision durant shabbat, le jour sacré de repos hebdomadaire juif.

Israël espère tirer tout le profit possible de l'Eurovision et projeter une image d'hospitalité et de diversité.

Tel-Aviv, la vibrante capitale économique et culturelle d'Israël, s'enorgueillit d'être une ville moderne, cosmopolite, accueillante, et un havre pour les homosexuels, avec notamment l'organisation de la plus grande Gay Pride de la région.

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